vendredi 2 octobre 2026
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Economie

Économie : Ralentissement Marqué de la Croissance Malgré le Rebond Agricole

Par Laura Tournon · Publie le 2 octobre 2026 · 4 min de lecture

Le ralentissement de la croissance économique marocaine au deuxième trimestre 2026

Au cours du deuxième trimestre 2026, la croissance de l’économie marocaine a connu un ralentissement significatif, atteignant 4% contre 5,8% un an plus tôt, comme l’indiquent les données du Haut-Commissariat au Plan. Le quotidien L’Economiste souligne que ce ralentissement se produit en dépit d’un rebond notable du secteur primaire, dont la valeur ajoutée a enregistré une hausse impressionnante de 21,2%. Cette dynamique positive est attribuée à la bonne santé de l’agriculture et au redressement de la pêche, qui a vu sa valeur ajoutée progresser de 15,9% après une contraction de 8,5% l’année précédente.

Une performance contrastée pour les activités non agricoles

En revanche, le tableau est moins reluisant pour les activités non agricoles, dont la progression a été limitée à 1,5%, bien loin des 4,9% enregistrés l’année précédente. Le secteur secondaire a subi une contraction de 3,9%, contrastant avec une hausse de 5,8% au deuxième trimestre 2025. Cette chute est particulièrement marquée dans les activités extractives, qui ont connu une forte baisse de 28,6% après une progression de 13,7%, ainsi que dans les industries de transformation, qui ont reculé de 3,2% après avoir enregistré une hausse de 4,3% l’année précédente. Le secteur de la construction a également montré des signes de ralentissement, n’affichant qu’une progression de sa valeur ajoutée de 2,8%, contre 7,6% précédemment. La production d’électricité et d’eau a également vu sa croissance diminuer, passant de 3,8% à 1,9%.

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Les services : une résistance relative

Concernant les services, la croissance a atteint 4%, bien que cela soit en légère baisse par rapport aux 4,5% de l’année précédente. Ce secteur montre une résistance relative, bien que les dynamiques varient selon les branches. Les activités financières et les assurances ont enregistré une accélération de leur croissance, atteignant 7,7%, tandis que l’éducation, la santé et l’action sociale ont progressé de 6,4%. L’hébergement et la restauration ont également connu une hausse soutenue de 6,6%, bien que cela soit inférieur aux 9,5% de l’année précédente. Le quotidien L’Economiste note que « le commerce et les transports ont vu leur croissance ralentir, respectivement à 2,8% et 2,7% ».

La demande intérieure : moteur de l’activité économique

La demande intérieure demeure le principal moteur de l’activité économique, affichant une progression de 5% contre 7,5%, contribuant à la croissance à hauteur de 5,6 points. Les ménages ont significativement renforcé leur contribution grâce à une augmentation de leur consommation en volume de 4,1%, faisant passer leur contribution directe à la croissance de 1,1 à 2,3 points. La contribution des administrations publiques s’est établie à 0,8 point, avec une augmentation de leur consommation de 4,6%. En revanche, l’investissement brut, bien qu’en hausse de 6,8% en volume, a vu son rythme de progression fortement décélérer par rapport aux 20,3% de l’année précédente, réduisant sa contribution à la croissance de 8,3 à 2,4 points.

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La situation macroéconomique et les échanges extérieurs

Sur le plan extérieur, les échanges continuent d’afficher un solde défavorable, bien que moins pénalisant qu’auparavant. La croissance des exportations de biens et services a accéléré pour atteindre 7,6% en volume, contre 3,6%, tandis que les importations ont progressé de 9,1%, après une hausse de 12,1%. La contribution des échanges extérieurs à la croissance du PIB est ainsi restée négative, à -1,6 point, mais cela est moins pénalisant que les -4,5 points enregistrés au deuxième trimestre 2025. Enfin, la situation macroéconomique révèle un besoin de financement accru de l’économie, atteignant 5% du PIB, contre 2,4% un an plus tôt. L’épargne nationale s’est établie à 30,6% du PIB, tandis que l’investissement brut a atteint 35,6%, creusant de 2,6 points l’écart entre les ressources dégagées et l’investissement.