mardi 22 septembre 2026
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Les médias américains se mobilisent pour contrer Trump

Par Martin Neuville · Publie le 22 septembre 2026 · 5 min de lecture

Donald Trump et la Liberté de la Presse : Un Conflit Éclatant

Le président américain a récemment annoncé sur Truth Social qu’il « ferait appel », laissant entendre qu’il espérait une décision favorable des organes de presse après une première audience prévue mercredi à 15h30 à Washington (19h30 GMT).

Trump a exprimé ses reproches envers les médias, affirmant qu’ils « n’écrivent que de manière négative » à son sujet, tout en insinuant qu’ils menaçaient la « situation de la sécurité nationale ».

Solidarité des Médias

En soutien à la chaîne d’information emblématique, les quatre autres membres du « pool » télévisé de la Maison Blanche – CBS, ABC, NBC et Fox – ont décidé de suspendre leur participation à ce dispositif, affichant ainsi une solidarité sans précédent.

« À partir d’aujourd’hui, le ‘pool’ télé ne couvrira pas les événements auxquels participera le président », a déclaré Bryan Boughton, représentant de Fox et coordinateur de ce groupe de chaînes.

La mission du « pool » télévisé de la Maison Blanche, que CNN aurait dû assurer lundi et mardi, consiste à suivre le président américain tout au long de la journée et à distribuer les images à l’échelle mondiale.

Les cinq chaînes mentionnées assurent cette fonction de manière tournante.

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Un Discours Éclipsé

Sans le son

L’inauguration par Donald Trump d’une immense plate-forme d’hélicoptère à la Maison Blanche, un projet qui lui tient à cœur, n’a pas été diffusée à la télévision.

En partance pour New York où il participera à l’Assemblée générale de l’ONU, le président a prononcé un discours inaudible, les images étant fournies par la Maison Blanche elle-même.

Plusieurs médias du « pool » des photographes de la Maison Blanche, dont l’AFP, ont choisi de retarder la diffusion de leurs clichés jusqu’à minuit lundi.

Parmi eux, le Washington Post et le New York Times ont déclaré dans des communiqués distincts vouloir montrer leur soutien à CNN, MS NOW et Politico.

Il reste à voir si ces mobilisations, inédites depuis le début d’un second mandat marqué par des attaques répétées contre les journalistes, auront un impact sur Donald Trump. À 80 ans, le milliardaire est un consommateur assidu de télévision et entretient une proximité avec les clichés de presse.

Lundi soir, la Maison Blanche a lancé « Trump TV », un flux vidéo en direct sur YouTube rediffusant en continu des discours antérieurs du président.

Constitution et Liberté de la Presse

Les trois médias privés d’accès à la Maison Blanche ont déposé une plainte, sollicitant la suspension immédiate de cette mesure les visant.

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Dans leur recours, CNN, MS NOW et Politico affirment que la décision de Donald Trump constitue une atteinte directe au Premier amendement de la Constitution américaine, garantissant la liberté de la presse, ainsi qu’une violation flagrante des principes constitutionnels fondamentaux.

Cette affaire a été attribuée, par pur hasard, à un juge déjà saisi d’un cas similaire, mais d’une portée plus limitée, durant le premier mandat de Trump.

Un journaliste de CNN, Jim Acosta, avait vu son accréditation annulée par la Maison Blanche suite à un échange houleux avec le président. Le juge avait exigé que la Maison Blanche lui restitue son badge, ce qui avait été fait après douze jours.

Vendredi dernier, Donald Trump a décidé de restreindre « avec effet immédiat » l’accès de CNN, MS NOW et Politico, accusés d’avoir « accumulé » des couvertures défavorables.

Depuis lors, les journalistes de ces trois médias sont empêchés d’entrer dans l’enceinte de la Maison Blanche.

« D’autres médias propagent des fausses informations suivront », avait averti le président républicain, alors qu’il traverse une période politique difficile.

À l’approche des élections législatives de début novembre, Donald Trump fait face à une impopularité croissante en raison du coût de la vie élevé aux États-Unis, de la flambée des prix du carburant, ainsi que de la guerre qu’il a provoquée en Iran, dont l’issue demeure incertaine.