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Retour des ressortissants birmans par la Malaisie

Par Martin Neuville · Publie le 29 septembre 2026 · 4 min de lecture

Rapatriement des Birmans en Malaisie : Une Situation Alarmante

Le premier groupe de Birmans a été rapatrié, parmi un total de 5 000 personnes ayant accepté un retour « volontaire » depuis des centres de détention, alors que la Malaisie fait face à une montée de l’hostilité envers les exilés.

Conditions de Détention Préoccupantes

Les associations de défense des droits humains soulignent que les conditions de détention des Birmans ont pu les inciter à accepter ce programme de rapatriement. Elles mettent également en avant les dangers liés à un retour en Birmanie, un pays dévasté par la guerre civile depuis le coup d’État militaire de 2021.

Situation des Rohingyas en Malaisie

Ni la Malaisie ni la Birmanie n’ont précisé combien de Rohingyas étaient inclus parmi les 1 500 personnes renvoyées. Toutefois, cette minorité musulmane représente une part significative des 190 000 réfugiés et demandeurs d’asile birmans en Malaisie, selon l’ONU.

Contexte Historique

Des centaines de milliers de Rohingyas ont fui la Birmanie après une opération militaire violente lancée en 2017, actuellement sous enquête pour génocide devant la Cour internationale de justice.

Engagement du Gouvernement Malaisien

Le Premier ministre malaisien, Anwar Ibrahim, a annoncé en juillet que la Birmanie avait accepté le retour de 5 000 membres de la minorité rohingya. Dans un rapport de début septembre, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a souligné que « les conditions permettant un retour volontaire, sûr, digne et durable ne sont actuellement pas réunies ».

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Logistique du Rapatriement

Des dizaines de bus ont été escortés par la police jusqu’à un stade près de la base navale de Lumut, dans le nord-ouest de la Malaisie. Les journalistes présents n’ont pas été autorisés à entrer dans le stade, où les personnes doivent être enregistrées avant d’embarquer sur un bateau à destination de la Birmanie. Des sites de suivi du trafic maritime montrent que le navire birman de support et de soins, Than Lwin, mouille à l’extérieur de la base navale.

Appels à l’Action

Réactions des ONG et de la Société Civile

Le programme de renvoi a été mis en place après l’arrestation de plus de 100 Rohingyas rassemblés devant le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) à Kuala Lumpur. Bien qu’ils aient été menacés d’expulsion, ils ont finalement été relâchés grâce à des documents valides délivrés par le HCR. Plus de 160 associations de la société civile ont demandé au gouvernement malaisien de « cesser immédiatement les expulsions » en attendant des discussions sur la situation en Birmanie.

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Implications Diplomatiques

Le Premier ministre a également exprimé son souhait d’inviter le dirigeant birman Min Aung Hlaing, ancien général à l’origine du coup d’État de 2021, pour accélérer le programme de rapatriement. Cependant, les ONG ont averti que « les relations de la Malaisie avec la junte ne doivent pas se faire au détriment de sa réputation et de son intégrité ».

Engagement de la Birmanie

La Birmanie a promis un retour « sûr et digne » pour ses citoyens déplacés à l’étranger. Mi-août, le ministère malaisien de l’Intérieur a rapporté que 10 388 Birmans étaient détenus dans des centres de rétention en Malaisie.

Statut des Réfugiés en Malaisie

La Malaisie, qui n’est pas signataire de la Convention relative au statut des réfugiés de 1951, ne reconnaît pas officiellement le statut de réfugié. Des enquêtes ont révélé que les Rohingyas en Malaisie étaient la cible de campagnes de désinformation en ligne, alimentant la xénophobie et les actes d’intimidation, selon les défenseurs des droits humains.