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Attaque meurtrière des Houthis soutenus par l’Iran contre le siège du gouvernement yéménite

Par Martin Neuville · Publie le 16 octobre 2026 · 3 min de lecture

Attaque au Palais Présidentiel au Yémen : Un Bilan Tragique

Le complexe du palais présidentiel, qui abrite depuis 2015 le gouvernement yéménite reconnu internationalement, a été la cible de cinq missiles, selon les déclarations du ministre de l’Information. Heureusement, tous les membres du gouvernement ont été déclarés sains et saufs.

Des Victimes à Déplorer

Cette attaque a causé la mort de cinq personnes et blessé seize autres, principalement des membres du personnel de sécurité et des employés civils. Le ministre de la Santé, Qassem Buhaibeh, a partagé ces informations sur les réseaux sociaux.

Présence du Premier Ministre

Un ministre yéménite a indiqué à l’AFP, sous couvert d’anonymat, que le Premier ministre Shaya Mohsen Zindani était présent lors de l’attaque, mais qu’il n’avait pas été blessé. Selon les informations, trois missiles ont atteint un centre de commandement de l’armée yéménite, tandis que deux autres ont frappé un centre de commandement de la coalition, marquant une première depuis la reprise des hostilités en juillet. Des Yéménites et des Saoudiens figurent parmi les victimes.

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Un Acte Lâche

M. Zindani a qualifié l’attaque d’« lâche » et a dénoncé le « comportement criminel des Houthis ». Le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree, a affirmé que leurs forces visaient le « QG des opérations militaires de l’ennemi saoudien » au sein du palais, considérant « toute présence militaire saoudienne » comme une « cible légitime ».

Réaction et Situation sur le Terrain

Un journaliste de l’AFP a rapporté avoir observé de la fumée s’élevant du site de l’attaque, alors que des ambulances se dirigeaient vers les lieux, dont l’accès a été sécurisé. Le gouvernement, qui a été chassé de la capitale Sanaa par les Houthis en 2014, a affirmé qu’il « continue de s’acquitter de ses fonctions » malgré la situation.

Escalade des Tensions

Les forces gouvernementales yéménites ont également signalé que les Houthis avaient tiré plusieurs missiles balistiques sur la ville de Marib, qui est sous contrôle gouvernemental. Parallèlement, la coalition dirigée par Riyad a annoncé avoir intercepté des drones houthis visant la ville de Khamis Mushait, dans le sud du pays.

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Accusations de l’Arabie Saoudite

L’Arabie Saoudite, victime d’attaques houthis quasi-quotidiennes, a pointé du doigt l’Iran, accusé de soutenir le mouvement houthi. Le vice-ministre saoudien chargé de la diplomatie, Rayed Krimly, a déclaré que « l’escalade engagée par les Houthis à ce stade (…) est encouragée par l’Iran ».

Contexte Diplomatique et Humanitaire

Malgré un récent accord de dégel des relations entre les puissances régionales, l’Arabie Saoudite n’a pas réussi à établir un dialogue avec les Houthis, qui ont refusé une rencontre à Mascate, proposée par le médiateur omanais. La reprise du conflit en juillet a exacerbé la situation au Yémen, déjà menacé par une catastrophe humanitaire, selon les avertissements d’El-Khidir Daloum, directeur du Programme alimentaire mondial (PAM) dans le pays.

Conclusion : Un Impact Alarmant sur la Population

À travers le Yémen, les hôpitaux et les infrastructures de santé sont sous pression, selon des rapports récents du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). La situation demeure critique et nécessite une attention urgente de la communauté internationale.