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Attentat à Damas en Syrie : Neuf victimes suite à une explosion en plein cœur de la ville

Par Martin Neuville · Publie le 3 juillet 2026 · 4 min de lecture

Syrie : Neuf morts dans un attentat à Damas

Une attaque meurtrière en plein coeur de la capitale

Un attentat à la bombe a tragiquement coûté la vie à neuf personnes en plein cœur de Damas ce jeudi. Les autorités syriennes, qui travaillent inlassablement à la pacification du pays suite à une décennie de guerre civile, ont confirmé ce bilan. L’attaque, qui représente l’acte de violence le plus meurtrier depuis un attentat suicide perpétré contre une église l’année dernière, n’a pas encore été revendiquée.

L’explosion s’est produite dans un café situé à proximité du Palais de justice, dans une zone extrêmement animée du centre de la capitale.

Description de l’attentat

Le général des forces de sécurité intérieure, Mohammad Khit, a annoncé à la télévision d’État que l’explosion avait été causée par un engin explosif déposé sur place. Selon le ministère de l’Intérieur, la bombe artisanale pesait environ un kilo et était chargée de fragments de métal.

Le ministère de la Santé a confirmé que l’attentat a fait neuf morts et vingt blessés.

Réactions sur le terrain

Un correspondant de l’AFP a rapporté des scènes de panique au milieu des sirènes hurlantes des ambulances qui se dirigeaient vers le lieu de l’explosion. Les forces syriennes ont rapidement établi un cordon de sécurité autour du café, situé dans une rue résidentielle et commerciale du cœur de Damas.

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Témoignage de Nawar Khayyat

« J’ai entendu une forte détonation vers 15h00 (12h00 GMT) et la devanture de mon magasin a tremblé. Les gens se sont précipités vers le café et ont commencé à appeler les secours », a raconté à l’AFP Nawar Khayyat, propriétaire d’une boutique de batteries pour panneaux solaires située en face du Palais de justice.

La scène de l’attaque

Du sang partout. C’est ce que décrit Mohammad al-Dahabi, propriétaire d’un magasin d’optique proche du café, encore sous le choc. «J’ai couru vers les lieux et j’ai vu des personnes étendues sur le sol, et du sang partout autour d’elles», a-t-il témoigné. La scène lui a rappelé les explosions qu’a connues Damas pendant la guerre civile, entre 2011 et 2024.

L’enquête en cours

Des experts sont actuellement sur les lieux de l’attaque, examinant les enregistrements des caméras de surveillance et auditionnant les témoins. Le ministère de l’Intérieur mène une enquête pour identifier les auteurs et toutes les personnes impliquées. «Si Dieu le veut, les responsables de cette effusion de sang seront punis», a promis le gouverneur de Damas, Maher Edelbi, qui s’est rendu sur place.

Contexte politique

La prise du pouvoir par une coalition islamiste menée par Ahmad al-Chareh, qui a renversé en décembre 2024 le président Bachar al-Assad, avait mis fin à la guerre civile. Depuis lors, les autorités s’efforcent de réunifier le pays divisé par le conflit et de reconstruire ses institutions.

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Condoléances internationales

L’envoyé spécial adjoint des Nations unies pour la Syrie, Claudio Cordone, a condamné l’attentat et présenté ses condoléances aux familles des victimes. D’autres pays, dont l’Égypte, la Jordanie, le Qatar, l’Irak, ainsi que la Ligue arabe, le Conseil de coopération du Golfe (CCG) et la Turquie ont également condamné l’attaque.

Le passé récent de Damas

Cet attentat est le plus sanglant à Damas depuis celui qui a visé une église en juin 2025, faisant 25 morts. Il avait été revendiqué par un groupe fondamentaliste sunnite, alors que les autorités l’avaient attribué au groupe jihadiste État islamique (EI).

La lutte continue contre l’EI

Soutenue par Washington, la Syrie d’Ahmad al-Chareh a rejoint l’an dernier la coalition internationale contre l’EI. Le groupe jihadiste s’était emparé en 2014 de vastes territoires en Syrie avant d’être défait en 2019 par les forces kurdes syriennes, aidées par la coalition antijihadiste. Il conserve néanmoins des cellules dormantes et a appelé à défier le pouvoir d’Ahmad al-Chareh.

La capitale a connu plusieurs incidents au cours des derniers mois. Le 19 mai, un soldat avait été tué dans l’explosion d’une voiture piégée.