La canicule marque une légère régression, mais les conséquences persistent
La journée de vendredi a vu 61 départements français placés en vigilance rouge pour canicule, dénote une légère régression par rapport au pic de la vague de chaleur atteint la veille.
Evolution de la canicule
Onze des départements concernés sont prévus pour passer en vigilance orange vendredi à 22H00, selon Météo-France , et trois autres seront rétrogradés samedi à 06H00.
Météo-France indique que « l’air le plus chaud va progressivement se décaler vers l’Est du pays », ajoutant que « de l’air plus frais commence à gagner par l’ouest et le nord-ouest ».
Impact sur les événements publics
Le préfet de police de Paris a mis en garde contre la possibilité d’annulation d’événements festifs prévus ce week-end, comme la Marche des fiertés samedi, en raison de la saturation du système hospitalier.
Une Marche des fiertés à Lyon, également prévue samedi, a déjà été reportée en septembre, et les courses « We run » à Paris du week-end ont été annulées. Plusieurs milliers de personnes étaient attendues.
Impact sur le système éducatif
Par ailleurs, plus de 850.000 collégiens ont passé vendredi les épreuves du brevet. Le ministre de l’Éducation nationale Edouard Geffray a assuré que les collégiens pourront, « évidemment », « à tout moment, au cours de l’épreuve, aller se rafraîchir, de l’eau sera distribuée ».
Réaction du président Emmanuel Macron
Face à cette situation, le président Emmanuel Macron a affirmé qu’un « gros travail a été fait » par la France contre le réchauffement climatique, mais qu’on « ne s’adapte pas à un pic » qui n’a « jamais eu d’équivalent dans notre histoire ».
Situation en Europe
Cette vague de chaleur ne se limite pas à la France, et ce sont au moins 101 millions d’Européens qui ont enduré des températures supérieures à 35°C jeudi. Le service d’ambulances londonien a enregistré son « record historique d’interventions pour des urgences vitales » mercredi.
Conséquences sanitaires de la canicule
Les conséquences sanitaires commencent à émerger : au moins 212 décès pouvant être attribués à la vague de chaleur ont été recensés de dimanche à mercredi en Espagne, contre 98 à la même période en 2025, selon des données publiées par l’Institut de santé Carlos III à Madrid.
Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a évoqué une « mortalité en hausse », sans précision chiffrée, dans la capitale française où le thermomètre a franchi mercredi pour la quatrième fois en 150 ans les 40°C.
Impact sur les infrastructures et l’économie
Les infrastructures préservaient également des températures, et 50.000 foyers étaient privés d’électricité, notamment dans les Yvelines (33.000), Hauts-de-Seine (7.400) et Gironde (5.700), selon le gestionnaire Enedis, qui a activé sa force d’intervention rapide électricité (FIRE).
L’activité économique est elle aussi perturbée, avec par exemple le célèbre fabricant de cocottes en fonte émaillée Le Creuset qui a suspendu sa production dans l’Aisne de mercredi après-midi jusqu’à lundi.
Canicules et changement climatique
Les canicules à répétition sont un marqueur sans équivoque du changement climatique, causé principalement par la combustion d’énergies fossiles par les humains.
Jim Skea, le président du Giec, groupe d’experts sur le climat travaillant pour le compte de l’ONU, a prévenu mercredi que « Inévitablement, nous allons expérimenter plus de ce que l’on vient de vivre ces derniers jours ».
Le réchauffement dans certaines régions ou les océans va au-delà des prévisions scientifiques, a t-il expliqué.