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Suspension du Plan d’Évacuation du Détroit d’Ormuz suite à l’Attaque d’un Navire

Par Martin Neuville · Publie le 27 juin 2026 · 5 min de lecture

Attaque dans le détroit d’Ormuz : Les forces armées iraniennes mises en cause

Selon des sources médiatiques américaines citant un haut responsable, une attaque provenant d’un projectile inconnu serait l’œuvre des forces armées iraniennes. L’origine du projectile reste inconnue selon l’agence britannique de sécurité maritime, UKMTO.

Un avertissement de l’Autorité maritime iranienne

Suite à l’incident, l’autorité maritime iranienne a émis un avertissement disant que tout passage en dehors du cadre défini par l’Iran ne bénéficierait pas des garanties de passage sécurisé et ne donnerait pas droit à une couverture d’assurance.

Les efforts du secrétaire d’État américain

En visite dans les pays alliés du Golfe, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a tenté de rassurer ces derniers en pleine période de négociations entre Téhéran et Washington visant à résoudre leur conflit de longue date. Cela fait suite à la signature d’un protocole d’accord le 17 juin.

« Même si nous voulons un accord, nous ne voulons pas d’un accord à n’importe quel prix », a déclaré Rubio lors d’une réunion au Bahreïn avec le Conseil de coopération du Golfe (CCG).

Le détroit d’Ormuz : un point de contentieux majeur

Rubio a fait référence à la situation dans le détroit d’Ormuz, un point de contentieux majeur. L’Iran envisage l’imposition de « droits de redevance », qui n’existaient pas avant la guerre et auxquels Washington s’oppose fermement.

Ce passage, large d’une trentaine de kilomètres entre l’Iran et Oman, est ultra-stratégique : 20% du commerce mondial d’hydrocarbures y transitait avant la guerre.

Les risques d’une « épidémie »

« Si nous acceptons qu’on puisse faire payer l’utilisation d’une voie navigable internationale parce qu’elle se trouve à proximité de son espace territorial, cela se propagerait à travers le monde comme une épidémie », a prévenu Marco Rubio.

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La réaction de la Maison Blanche

La Maison Blanche a réagi en affirmant que le président Trump a été clair : l’Iran ne peut pas entraver la libre circulation du trafic dans le détroit.

Tensions avec Oman

Les tensions semblent également augmenter entre l’Iran et son voisin omanais, situé de l’autre côté du détroit. Oman a déclaré qu’aucun « frais de passage » n’était prévu dans les futurs arrangements relatifs au détroit et a mentionné l’ouverture d’un « corridor maritime temporaire », présenté comme une initiative concertée avec l’ONU.

La menace des Gardiens de la Révolution

En revanche, les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, ont menacé de répondre par des « mesures appropriées » à toute tentative de traversée sans leur autorisation préalable.

Inquiétudes des pays du Golfe

Les pays du Golfe, régulièrement ciblés par Téhéran pendant la guerre, s’inquiètent de son programme balistique et de son soutien à des groupes armés dans la région. Ils souhaiteraient que ces sujets soient abordés dans les pourparlers irano-américains.

Les chefs de la diplomatie du CCG ont affirmé dans un communiqué que « Une paix et une sécurité régionale durables exigent de répondre à l’ensemble des menaces iraniennes », y compris ces questions. Ces sujets ne figurent pas dans le protocole d’accord.

L’assurance de Marco Rubio

« Nous voulons nous assurer qu’aucune partie de cet accord ne porte atteinte (…) à la sécurité, à la stabilité ou à la prospérité de l’un de nos partenaires de la région du Golfe », a insisté Marco Rubio.

La réaction du marché pétrolier

Suite à l’attaque du navire, les cours du pétrole ont finalement rebondi après être tombés à des niveaux d’avant-guerre.

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Des négociations à venir

Le protocole d’accord ouvre la voie à soixante jours de négociations en vue d’un règlement durable. Selon Marco Rubio, une réunion technique avec la délégation iranienne est prévue le 29 ou le 30 juin en Suisse.

Critiques et rallonge budgétaire aux Etats-Unis

Aux États-Unis, les critiques se multiplient sur les concessions accordées par Donald Trump, soucieux de mettre un terme à cette guerre impopulaire. La Maison Blanche a demandé aux parlementaires une rallonge budgétaire de près de 88 milliards de dollars (77 milliards d’euros), notamment pour reconstituer les stocks américains de munitions.

L’épineux dossier du nucléaire iranien

Des divergences subsistent aussi sur l’épineux dossier du nucléaire iranien. Téhéran défend son droit à une filière civile complète et a toujours nié vouloir se doter de la bombe atomique, ce que craignent les Occidentaux.

Les tensions au Liban

Concernant le Liban, où Israël affronte le Hezbollah pro-iranien et a mobilisé des troupes dans le sud, l’Iran a imposé qu’il soit inclus dans le protocole d’accord. Le groupe chiite a de nouveau accusé jeudi Israël de « violation flagrante » du cessez-le-feu après qu’une frappe de drone a fait trois morts. L’armée israélienne a affirmé avoir tué des combattants du Hezbollah.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a répété jeudi qu’elle resterait déployée « aussi longtemps que nécessaire ».

Les pourparlers entre Israël et le Liban

En parallèle, la cinquième session de pourparlers entre Israël et le Liban sous médiation américaine censée se terminer jeudi va finalement se poursuivre vendredi à Washington, selon le département d’État américain.