Mort tragique d’un caméraman d’Al Jazeera dans une frappe aérienne
Ahmed Wishah, caméraman de renom pour la chaîne Al Jazeera, domiciliée au Qatar, a tragiquement perdu la vie samedi lors d’une frappe aérienne qui a également causé la mort de deux autres individus. Cette attaque dévastatrice a ciblé une résidence dans le camp de réfugiés de Bureij, situé au centre du territoire, comme l’a rapporté la Défense civile, une entité travaillant sous l’autorité du mouvement islamiste Hamas.
Condamnation de la chaîne
La chaîne Al Jazeera avait précédemment annoncé le décès de son caméraman lors d’une frappe, qu’elle estime avoir été orchestrée par un drone. Par la suite, elle a émis une condamnation, qualifiant l’acte de « meurtre délibéré ». La chaîne a également souligné que Ahmed Wishah était le 12e employé d’Al Jazeera à être tué à Gaza depuis le commencement de la guerre en octobre 2023.
Réaction de l’armée israélienne
L’armée israélienne « confirme avoir mené une frappe contre Ahmed Wishah, qui était un terroriste du Hamas », a déclaré un porte-parole militaire à l’AFP, sans apporter immédiatement des preuves soutenant ces affirmations. Il a également annoncé une future publication d’un communiqué « avec plus de détails ».
Contexte tendu pour les journalistes à Gaza
Ce nouveau décès d’un journaliste s’inscrit dans un contexte où les médias présents à Gaza opèrent dans des conditions extrêmement précaires, entre restrictions d’accès, danger omniprésent et incapacité pour de nombreuses rédactions internationales de circuler librement dans l’enclave. Depuis le début de la guerre, les organisations de défense de la presse sonnent régulièrement l’alarme sur le nombre alarmant de journalistes tués dans le territoire palestinien.
Autres frappes meurtrières
Dans une autre attaque menée dans la nuit de vendredi à samedi contre un immeuble du quartier de Sabra, dans la ville de Gaza, quatre membres de la famille al-Safadi – les parents et leurs deux filles – ont été tués, d’après la Défense civile. Douze autres personnes ont également été blessées, selon la même source.
Des familles dévastées
L’hôpital al-Chifa de Gaza a confirmé avoir reçu les corps de quatre membres de cette famille, dont deux enfants. Dans ce secteur densément peuplé, les habitants ont été réveillés en pleine nuit par l’explosion, avant de découvrir l’appartement ravagé et des proches ensevelis ou blessés.
La guerre continue malgré le cessez-le-feu
L’armée israélienne n’a pas répondu dans l’immédiat à une demande de commentaire sur ces autres frappes. Israël et le Hamas s’accusent presque quotidiennement de violer la trêve entrée en vigueur en octobre dernier. Malgré ce cessez-le-feu, la bande de Gaza reste en proie aux violences, faute de progrès vers une fin durable de la guerre et de mécanismes capables d’empêcher la reprise régulière des attaques.
Bilan humain
Au moins 1.012 Palestiniens ont été tués à Gaza depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, selon le ministère de la Santé du territoire, placé sous l’autorité du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU. L’armée israélienne a, pour sa part, fait état de cinq morts dans ses rangs sur la même période.
Restrictions imposées aux médias
Les restrictions imposées aux médias et l’accès limité à Gaza empêchent l’AFP de vérifier de manière indépendante les bilans ou de couvrir librement les violences sur place.