lundi 10 août 2026
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Israël refuse le plan américain pour Gaza, accepté par le Hamas

Par Martin Neuville · Publie le 10 août 2026 · 5 min de lecture

Les Défis du Plan de Paix à Gaza : Perspectives et Réactions

Pour Nikolaï Mladenov, le haut représentant du « Conseil de paix » du président américain à Gaza, la situation actuelle représente « la seule voie à suivre » pour prévenir une attaque similaire à celle survenue le 7 octobre 2023, comme il l’a déclaré à la chaîne israélienne 12. Cela souligne l’urgence d’un dialogue constructif dans un contexte de tensions croissantes.

Le Premier ministre israélien a déjà exprimé des réserves concernant ce texte, qui devrait initier la seconde phase du plan de paix. Il a conditionné tout retrait des troupes israéliennes à un « véritable désarmement » du Hamas.

Ce texte rencontre une forte opposition de la part des alliés d’extrême droite du Premier ministre, qui ont déjà annoncé leur refus du document en 15 points proposé par le Conseil de paix à la fin du mois de juillet.

Le mouvement islamiste a exhorté les États-Unis à faire pression sur le gouvernement israélien afin qu’il respecte la feuille de route et n’entrave pas le processus pour des raisons de politique intérieure ou électorale, comme l’a déclaré Bassem Naïm, membre de son bureau politique.

Lors d’une réunion du cabinet, le premier ministre israélien a affirmé que l’armée israélienne « n’effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé ».

Il a qualifié le président américain de « plus grand ami (d’Israël) à la Maison-Blanche », tout en laissant entendre qu’il était prêt à défendre les intérêts israéliens : « Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d’autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions ».

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Un Plan Impopulaire

Benjamin Netanyahu, en tant que dirigeant ayant exercé le plus longtemps le pouvoir en Israël, se retrouve dans une position délicate face à ses adversaires, selon certains sondages à l’approche des élections du 27 octobre, marquées par l’attaque du Hamas et le début des hostilités à Gaza.

Les sondages indiquent que le plan américain est largement impopulaire parmi son électorat de droite, tandis que ses alliés d’extrême droite l’encouragent à le faire échouer.

Le Hamas a accepté le texte, qui, dans sa version proposée par le Conseil de paix, conditionne son désarmement à un retrait progressif des troupes israéliennes.

Face aux préoccupations israéliennes, Nikolaï Mladenov a assuré que Israël ne se retirerait qu’après un désarmement « complet » du Hamas, sans néanmoins réussir à apaiser les craintes exprimées.

Le haut représentant pour Gaza a également évoqué des discussions en cours avec Israël, espérant qu’elles « débouchent sur une issue positive pour tous ». Il a ajouté : « S’il y a un vrai désarmement, alors Israël se retirera ».

Le texte précise que le désarmement et le stockage de l’arsenal du Hamas seront supervisés par le Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), un organe technocratique palestinien en charge de la gestion du territoire dans une phase transitoire, actuellement bloqué en Égypte du fait du refus israélien de le laisser entrer.

« Pas de Désarmement Fictif »

Un cessez-le-feu précaire est en place à Gaza depuis octobre. L’Égypte, en tant que médiateur clé, a appelé toutes les parties à « honorer leurs engagements » et à éviter toute action pouvant compromettre les progrès réalisés, lors d’un entretien entre le ministre des Affaires étrangères égyptien, Badr Abdelatty, et Nikolaï Mladenov.

Le Hamas plaide pour un désarmement progressif plutôt qu’une reddition totale de son arsenal, tandis qu’Israël exige la destruction de toutes les armes.

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Benjamin Netanyahu, en parlant de discussions avec les États-Unis, a souligné la nécessité pour le Hamas de renoncer « aux armes lourdes, aux moins lourdes : à toutes les armes », rejetant toute forme de « désarmement fictif ».

Israël semble avoir réduit, sans toutefois mettre fin, ses opérations à Gaza depuis l’annonce de l’accord sur le désarmement du Hamas la semaine dernière. Parmi les incidents rapportés, des tirs ont blessé un enfant, qui a dû être hospitalisé à Khan Younès, selon la Défense civile.

Le ministère de la Santé, sous l’autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par les Nations Unies, a indiqué que les opérations israéliennes à Gaza ont causé 1 258 morts depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu. L’armée israélienne a, quant à elle, signalé cinq décès parmi ses rangs durant la même période, ainsi qu’un employé civil sous contrat.