Le Maroc et son Engagement en Matière de Transparence Budgétaire
Dans le cadre des exigences internationales concernant la gouvernance financière, le Maroc réaffirme son engagement envers la transparence budgétaire. Le pays a récemment publié, en parallèle, le rapport de mi-exercice ainsi que les orientations du projet de loi de finances pour l’année 2027. Cette initiative, saluée par l’Open Budget Index, permet d’initier un débat public avant la soumission officielle du texte au Parlement. En se fondant sur des standards rigoureux, le Royaume renforce sa notation grâce à un document unique qui présente l’exécution budgétaire à mi-parcours de l’exercice 2026, une évaluation du contexte macroéconomique et des perspectives triennales. « La diffusion du budget citoyen vise également à éclairer l’opinion publique », rapporte le quotidien L’Économiste dans son édition du jeudi 24 septembre.
Les Axes de la Politique Fiscale
Ce document stratégique présente une politique fiscale articulée autour de deux axes principaux, conçus pour accompagner la poursuite des réformes structurelles. Le premier axe concerne l’intégration dans le droit interne des garanties fiscales accordées par le Royaume à la FIFA et à ses partenaires en vue de l’organisation conjointe de la Coupe du Monde 2030.
Dispositions Fiscales et Simplification Administrative
Conformes au modèle standardisé exigé par l’instance internationale pour l’ensemble des pays hôtes, ces dispositions visent à neutraliser l’impact fiscal des opérations liées à cet événement. Elles allègent également les formalités administratives relatives à l’impôt sur les sociétés, à l’impôt sur le revenu, à la taxe sur la valeur ajoutée, ainsi qu’aux droits d’enregistrement. Une procédure simplifiée sera instaurée pour faciliter le traitement et la déclaration de ces dossiers spécifiques.
Adaptation des Règles Fiscales et Amélioration du Climat des Affaires
Le second axe se concentre sur l’adaptation et la stabilisation des règles existantes pour lever les derniers freins à l’investissement, améliorer le climat des affaires et stimuler l’emploi, dans la continuité des lois de finances précédentes.
Rationalisation des Dépenses Publiques
Parallèlement à ces ajustements fiscaux, le projet de loi de finances 2027 introduit des mesures de rationalisation des dépenses publiques. Concernant les dépenses de personnel, la création de nouveaux postes sera limitée aux besoins d’amélioration des services publics. Le redéploiement des effectifs sera favorisé pour remédier aux déficits sectoriels et territoriaux. « Le train de vie de l’administration sera, quant à lui, contenu grâce à des restrictions ciblées sur la consommation d’eau et d’électricité, les frais de location de véhicules et de locaux administratifs, ainsi que les dépenses liées aux déplacements, aux missions, à l’hôtellerie et à l’organisation de manifestations officielles », souligne L’Économiste.
Concentration des Efforts d’Investissement
En matière d’investissement, l’effort public sera concentré sur les projets royaux, les conventions signées devant le Roi et les programmes conclus avec les bailleurs de fonds internationaux. L’exécutif entend également conditionner le versement des subventions d’investissement aux entreprises et établissements publics à l’état réel d’avancement des chantiers et aux disponibilités de trésorerie. Il exigera par ailleurs la régularisation foncière préalable des terrains destinés à accueillir les futurs projets d’infrastructure. À travers cette feuille de route, le Maroc ambitionne de concilier rigueur budgétaire, respect de ses engagements internationaux et dynamisation de son économie sur un horizon triennal.