Clarifications demandées par le mouvement palestinien
Le mouvement palestinien a récemment sollicité des précisions de la part de Nikolaï Mladenov, le haut représentant pour Gaza du «Conseil de paix». Ce dernier a fait savoir que le retrait complet des Forces de défense israéliennes (IDF) au-delà de la ligne jaune ne se produira qu’une fois le démantèlement des armes du Hamas achevé, comme le mouvement l’a promis aux médiateurs.
Rencontre difficile entre M. Mladenov et Benjamin Netanyahu
M. Mladenov a eu une rencontre lundi avec Benjamin Netanyahu, qu’il a qualifiée de difficile. Le Conseil a néanmoins annoncé avoir atteint une «compréhension commune des objectifs partagés» avec Israël.
Tensions entre Israël et les États-Unis
Israël a exprimé à Washington ses inquiétudes concernant l’accord proposé par Donald Trump, qui vise à initier la deuxième phase du plan de sortie de guerre à Gaza. Cela met en lumière des tensions persistantes entre Israël et les États-Unis.
Position d’Israël sur l’accord de paix
Un porte-parole de Benjamin Netanyahu, Doron Spielman, a déclaré à l’AFP que «la version rendue publique ne reflète pas la position d’Israël». Pendant ce temps, le Hamas a annoncé avoir accepté la feuille de route élaborée par le «Conseil de paix».
Conditions de désarmement et retrait israélien
Cette feuille de route prévoit la fin des opérations militaires des deux parties, ainsi que le démantèlement des armements du Hamas, qui seront stockés par le Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG). La mise en œuvre de ce désarmement sera liée à un retrait progressif israélien, avec le déploiement d’une Force internationale de stabilisation (ISF) pour séparer les forces israéliennes des zones contrôlées par le NCAG.
Réactions du Hamas et de l’armée israélienne
Israël a réaffirmé qu’il «ne se replierait pas et continuerait à contrer toute menace». Le Hamas, de son côté, a maintenu son engagement envers la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu et attend une réponse officielle de M. Mladenov et des médiateurs.
Frappes israéliennes à Gaza
Malgré les discussions, l’armée israélienne a intensifié ses frappes sur Gaza, faisant 19 victimes dimanche, l’un des plus lourds bilans de ces derniers mois. Lundi, une autre frappe a causé la mort de deux Palestiniens et blessé plusieurs autres.
Un contexte de violence persistante
Bien qu’un cessez-le-feu ait été conclu en octobre 2025, les hostilités se poursuivent dans ce territoire ravagé par deux ans de guerre. Les deux camps s’accusent mutuellement de violations de la trêve. Les médiateurs, notamment le Qatar, l’Égypte et la Turquie, ont condamné les violations israéliennes comme une violation du droit international.
Bilans tragiques et accusations réciproques
Depuis octobre, plus de 1.200 Palestiniens ont perdu la vie à Gaza, selon le ministère de la Santé, tandis que l’armée israélienne a signalé la mort de cinq soldats et d’un employé civil. Donald Trump a qualifié la nouvelle étape de son plan de «jalon majeur» dans les efforts pour mettre fin au conflit.
Préparatifs du Hamas et réarmement
Selon Doron Spielman, les renseignements israéliens auraient établi que le Hamas s’est réarmé et a recruté de nouveaux combattants, ce qui laisse penser qu’il se prépare à de nouveaux massacres. Il a insisté sur le fait que «la première étape indispensable vers tout accord durable est la démilitarisation réelle, vérifiable et irréversible du Hamas».
Perspectives de paix et obstacles politiques
Le mouvement palestinien défend depuis longtemps un démantèlement progressif de ses armes, remettant celles-ci à un organisme indépendant après les accords de paix. Mohammed Dahlane, un haut responsable politique palestinien impliqué dans les pourparlers, a accusé M. Netanyahu de faire obstruction à cette occasion prometteuse de mettre un terme à la guerre à Gaza.