jeudi 1 octobre 2026
En Direct Retrait de la Coalition Antijihadiste en Irak : Les Milices, un Défi Persistant
Economie

Indice Mondial de l’Innovation 2026 : Le Maroc Se Classe 54e au Niveau Mondial

Par Laura Tournon · Publie le 1 octobre 2026 · 3 min de lecture

Le Maroc atteint un nouveau sommet dans l’Indice mondial de l’innovation 2026

Dans l’édition 2026 de l’Indice mondial de l’innovation, diffusée à Genève par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle, le Maroc réalise une performance historique en se hissant à la cinquante-quatrième place mondiale. Ce résultat marque une progression significative de trois rangs par rapport à l’année précédente, témoignant d’une trajectoire ascendante continue amorcée ces dernières années, avec un bond impressionnant depuis la soixante-quinzième position occupée en 2020.

Un acteur clé dans l’innovation régionale

Selon le quotidien Les Inspirations Eco du 30 septembre, « Aujourd’hui solidement ancré dans le paysage des économies innovantes, le pays s’impose au quatrième rang parmi les nations à revenu intermédiaire de la tranche inférieure et se classe à la septième place dans la région englobant l’Afrique du Nord et l’Asie de l’Ouest, confirmant ainsi son rôle de locomotive régionale. »

Une transformation structurelle profonde

Cette performance s’accompagne d’une transformation structurelle profonde de l’économie marocaine. L’analyse détaillée de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle met en exergue la capacité du Royaume à allier la montée en gamme de son appareil industriel et la valorisation commerciale de ses actifs incorporels.

Lire aussi:  Hussein Al-Rahawi : Les pluies de décembre ont ravivé le lit d'eau, les cultures et les pâturages

Des indicateurs sectoriels prometteurs

Les indicateurs sectoriels illustrent cette vitalité : le Maroc se distingue par une cinquième place mondiale en matière de dessins et modèles industriels, une huitième position pour l’intensité de ses actifs incorporels, une treizième place pour la croissance de la productivité du travail et un seizième rang honorable pour les marques.

Les leviers stratégiques du modèle marocain

Les atouts du modèle marocain s’étendent à d’autres leviers de croissance stratégique. Le rapport souligne la stabilité des politiques publiques dédiées aux affaires, propulsant le pays au vingt-deuxième rang mondial, ainsi que la qualité de son capital humain, avec une vingt-troisième position pour le taux de diplômés en sciences et en ingénierie. Les experts notent également que le Maroc maintient une position de premier plan en matière de production manufacturière de haute technologie, se classant vingt-huitième.

Une efficacité dans la conversion des investissements

L’examen des sous-composantes de l’indice met en lumière l’efficacité remarquable du Maroc à convertir les ressources engagées en résultats. Alors que le pays se situe au soixante-seizième rang en matière de ressources et d’investissements mobilisés pour l’innovation, il grimpe à la quarante-sixième place pour les résultats concrets en recherche, technologie et créativité. Cet écart favorable illustre la capacité du Maroc à optimiser ses investissements pour obtenir des retombées tangibles.

Lire aussi:  Busway Rabat-Salé-Téméra : Une enveloppe de 192 millions de DH allouée à l'étude et au suivi du chantier

Perspectives d’avenir et recommandations

Bien que des avancées soient notables, le rapport incite à envisager l’avenir pour atteindre les quarante premières places mondiales. Pour préserver ses acquis et surmonter les derniers freins structurels, le Maroc doit élargir ses capacités de recherche, encourager l’investissement des entreprises en matière de recherche et développement et intensifier la création de connaissances sur son territoire.

Renforcer les synergies entre académie et industrie

Les recommandations de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle soulignent l’importance de renforcer les passerelles entre le monde académique et le tissu productif, d’encourager l’innovation dans le secteur privé et de faciliter l’accès des entreprises en phase d’expansion aux instruments de financement modernes, tels que le capital-risque.