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La Porte-Parole de Donald Trump Limogée Moins d’une Semaine Après sa Nomination

Par Martin Neuville · Publie le 18 octobre 2026 · 3 min de lecture

Cinq jours : un mandat éclair pour Katie Zacharia

Katie Zacharia, porte-parole de la Maison Blanche, a été nommée par Donald Trump il y a à peine une semaine. Son passage à ce poste a été extrêmement bref, puisque vendredi, elle a quitté ses fonctions après seulement cinq jours, devenant ainsi la porte-parole la plus éphémère de l’histoire récente. Un haut responsable américain a confirmé à l’AFP que l’information rapportée par la chaîne Fox News concernant son départ était exacte.

Une sortie orchestrée par Trump

Plus tôt dans la journée, Donald Trump avait déjà suggéré à Zacharia de « reconsidérer » son rôle. Lors d’un échange avec les journalistes, il a déclaré : « Je viens tout juste de lui en parler. J’ai dit, ‘Katie, est-ce que c’est fait pour toi ?’ ».

Un retour aux anciennes habitudes

Ce départ rapide rappelle les temps chaotiques du premier mandat de Trump (2017-2021), où une rotation incessante des conseillers était monnaie courante. Un des épisodes les plus mémorables de cette époque a été le renvoi en seulement 11 jours de Anthony Scaramucci, le directeur de la communication de la Maison Blanche.

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Un premier briefing laborieux

Katie Zacharia, une commentatrice conservatrice peu connue, a laissé une impression mitigée lors de son premier briefing, ce qui a contribué à alimenter les doutes sur ses capacités. Elle a été accusée d’avoir menti sur ses qualifications professionnelles, une situation qui semblait déjà compromise dès vendredi matin.

Des interviews qui fragilisent

Elle a enchaîné des entretiens avec des médias conservateurs, censés l’aider à redresser la situation, mais ces échanges ont eu l’effet inverse et l’ont davantage fragilisée. Jeudi soir, elle a été mise sous pression par Sean Hannity, animateur de Fox News et proche du président, qui lui a demandé si ses équipes auraient dû mieux la préparer pour son premier briefing. Ce dernier a également interrogé Zacharia sur ses qualifications, la poussant à admettre qu’elle n’avait pas réussi l’examen du barreau.

Une nomination contestée

Selon plusieurs sources, le choix de Zacharia comme porte-parole reflète une inquiétude croissante au sein de l’équipe de Trump. Le président l’aurait choisie après l’avoir vue à la télévision, malgré les réticences de sa directrice de cabinet, Susie Wiles. Des rumeurs circulent déjà sur une possible fragilisation de Wiles, avec les noms de Stephen Miller et Jay Clayton évoqués pour la remplacer.

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Des remaniements au sein de l’équipe

Trump a nié toute intention de limoger Wiles, affirmant qu’il y avait « zéro probabilité » qu’elle soit renvoyée. Par ailleurs, cette semaine, il a également renvoyé l’ambassadrice des États-Unis en Grèce, Kimberly Guilfoyle, en raison de révélations compromettantes.

Une carrière en dents de scie

Avant cette brève expérience à la Maison Blanche, Katie Zacharia avait occupé le poste de porte-parole du ministère de la Sécurité intérieure pendant seulement six semaines, qu’elle avait quitté en invoquant des raisons familiales. Ce poste avait été précédemment occupé par Karoline Leavitt, une proche de Trump, qui avait quitté ses fonctions pour s’occuper de ses enfants. Alors que Zacharia semblait paralysée derrière le pupitre lors de son premier briefing, Leavitt avait su faire preuve d’aisance et de répartie pour défendre les décisions du président américain.