Le Forum économique anglo-marocain s’ouvre à Casablanca
La métropole de Casablanca devient le centre de gravité des relations économiques anglo-marocaines. Selon le quotidien L’Economiste, le Forum économique, organisé conjointement par le département britannique des Affaires et du Commerce et la Confédération générale des entreprises du Maroc, témoigne de l’intérêt grandissant de Londres pour les chantiers d’envergure lancés par le Royaume.
Des discussions axées sur des secteurs stratégiques
Alors que le Maroc accélère ses préparatifs et ses réformes structurelles à l’horizon 2030, les opérateurs britanniques y voient un relais de croissance incontournable. Les discussions de cette rencontre bilatérale se concentrent sur des secteurs névralgiques comme les infrastructures de transport, l’énergie, les mines, la finance, la logistique et le tourisme.
Des fondations commerciales solides
Selon L’Economiste, l’effervescence sectorielle actuelle repose sur des fondations commerciales de plus en plus solides. Depuis l’entrée en vigueur de l’Accord d’association en 2021, les échanges entre Rabat et Londres ont considérablement augmenté. En 2025, le volume global des échanges a atteint 4,7 milliards de livres sterling, confirmant la position solide du Maroc en tant que 50e partenaire commercial du Royaume-Uni.
Une complémentarité des marchés
Si le commerce bilatéral s’équilibre progressivement, il reste marqué par la complémentarité des deux marchés. Le Royaume-Uni demeure un client important de l’agriculture marocaine, avec des importations dominées par les fruits et légumes, les composants électriques, le textile et l’automobile.
Des échanges en croissance
En 2025, les achats britanniques auprès du Maroc ont atteint 2,6 milliards de livres sterling, tandis que les exportations britanniques vers le Maroc ont augmenté de plus de 17% pour s’établir à 2,1 milliards de livres sterling. Ces échanges, portés par les biens industriels, le pétrole raffiné et les équipements de production d’énergie, ont permis à Londres de réduire son déficit commercial vis-à-vis de Rabat.