Un choc émotionnel à Alger
En l’espace de quelques jours, Alger a été secoué par un choc émotionnel d’une rare intensité. Ce dernier peut être comparé à une chaleur brûlante qui gèle ou à un enthousiasme débordant qui se fige. Entre le veto russe et la disparition de la MINURSO, le régime algérien et ses porte-voix ont perdu une boussole diplomatique déjà difficile à trouver.
Le veto russe : une surprise inattendue
Alors que le grand public s’attendait à une réitération de l’abstention russe de 2025, qui avait permis l’adoption de la résolution historique 2797 relative au plan d’autonomie marocain, la diplomatie russe a pour la première fois utilisé son veto pour bloquer une nouvelle résolution américaine.
Une récompense pour les concessions algériennes
Ce veto, inattendu, a suscité une immense satisfaction au sein du régime algérien. Cette démarche russe faisait suite à une intense activité diplomatique d’Alger auprès de Moscou, au cours de laquelle Alger a consenti à d’importants cadeaux économiques, notamment en matière d’exploitation des ressources pétrolières et gazières, ainsi qu’à des contrats d’armement considérables. En parallèle, des soldats algériens ont été envoyés au Niger pour sécuriser l’agenda russe dans la région.
Une illusion de victoire
Le veto russe au Conseil de sécurité concernant le Sahara était perçu comme une récompense de Vladimir Poutine pour ces concessions. Au départ, les propagandistes algériens ont exprimé un triomphe éclatant, convaincus d’avoir persuadé Moscou de soutenir leur agenda. Les médias algériens ont célébré cette victoire, ignorant les conséquences qui allaient suivre et qui marqueraient un tournant décisif.
Le retournement de la situation
La diplomatie russe a ensuite proposé de prolonger le statu quo, une proposition rejetée par la majorité des voix et frappée par le veto américain. Cette impasse a conduit à une conclusion inévitable : la MINURSO se retrouve sans mandat légal et doit quitter le Sahara marocain. Cette décision a été accueillie avec satisfaction par la diplomatie marocaine, comme l’a attesté le communiqué royal qui a solennellement acté la fin de la MINURSO.
« Aujourd’hui, le régime algérien ne sait plus où donner de la propagande. Même l’hypothèse de revenir à la période d’avant 1991, où les milices armées du Polisario menaient la guerre contre le Maroc, ne fonctionne plus comme une menace sérieuse. »
Un tournant amer pour le régime algérien
Après avoir savouré l’ivresse du veto, le régime algérien a réalisé que cette séquence s’était conclue par la disparition de la MINURSO, perdant ainsi le seul élément d’internationalisation du conflit du Sahara. Les cris de victoire se sont transformés en gémissements d’échec et en interrogations : que faire sans la MINURSO, qui représentait l’unique barrière à la conclusion définitive de cette crise régionale ?
Une propagande en déroute
Les réseaux sociaux ont rapidement rappelé les déclarations du ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, qui avait admis que le rêve stratégique du Maroc était de se débarrasser de la MINURSO. Son maintien était la preuve vivante que la question du Sahara demeurait non résolue, malgré les succès marocains.
Un régime algérien désorienté
Actuellement, le régime algérien se trouve dans une situation de désarroi. Même l’idée d’un retour à la période de conflit ouvert avant 1991 avec le Polisario ne semble plus représenter une menace crédible. En effet, à la première provocation, la réponse militaire marocaine serait à la fois rapide et efficace, risquant d’accélérer la reconnaissance du Polisario comme organisation terroriste et d’Alger comme parrain du terrorisme.
Une réalité troublante
Entre le veto russe et la disparition de la MINURSO, le régime algérien a traversé des montagnes russes émotionnelles. D’un sentiment de victoire diplomatique, il est tombé dans une réalité où il a perdu son seul instrument d’internationalisation du conflit. À présent, Alger et ses propagandistes sont désorientés face à la disparition de la MINURSO, qui leur offrait un rideau derrière lequel ils manœuvraient. Aujourd’hui, sans cet appui, le régime algérien ressemble à un lapin pris dans les phares d’une voiture lancée à pleine vitesse.