Retrait de la Syrie de la Liste des États Sponsors du Terrorisme
Au début du mois de juillet, le gouvernement Trump a annoncé son intention de retirer la Syrie de la liste limitant les investissements dans le pays, moins de deux ans après la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024.
Changements dans la Classification des Groupes
Les États-Unis ont également retiré Hayat Tahrir al-Sham (HTS), anciennement connu sous le nom de Front al-Nosra, de leur liste des principaux groupements et individus qualifiés de « terroristes » (Specially Designated Global Terrorist). Ce groupe, qui était auparavant une branche d’Al-Qaïda en Syrie, avait annoncé la rupture de ses liens avec l’organisation en 2016 avant de changer de nom.
Réaction du Gouvernement Américain
Le secrétaire d’État Marco Rubio a affirmé que cette décision américaine offrait aux Syriens « une voie vers la prospérité ». Selon l’ambassadeur Tom Barrack, ce retrait marque « une étape historique » dans la vision audacieuse du président pour donner une chance à la Syrie, en la faisant passer d’un état d’isolement à celui de partenariat.
Implications Économiques et Diplomatiques
Cette décision « élimine les derniers obstacles majeurs à l’investissement du secteur privé en Syrie » et favorise la reprise économique ainsi que la réintégration du pays dans l’économie mondiale, a déclaré Barrack dans un communiqué.
Réactions Syriennes
Le chef de la diplomatie syrienne, Assaad al-Chaibani, a qualifié cette décision d’« étape historique », soulignant son reflet sur « l’engagement du nouvel État syrien en faveur de la paix et de la sécurité internationale ». Le ministre syrien des Finances, Mohammed Barnieh, a décrit cela comme un « succès majeur et historique de la diplomatie syrienne », affirmant que cette mesure ouvre une « voie majeure et attendue de longue date » pour renforcer l’intégration de la Syrie dans le système économique mondial.
Retour à la Communauté Internationale
Le gouverneur de la Banque centrale syrienne a exprimé sa satisfaction quant au retrait du pays de cette liste, permettant à la Syrie de « retrouver sa place naturelle au sein du système économique mondial » et de « bâtir un système financier moderne et fiable ».
Développements Récents
La dissolution des groupes armés ayant renversé Bachar al-Assad a été annoncée par le président Ahmad al-Chareh après sa prise de pouvoir en décembre 2024. Le Trésor américain a également retiré HTS de sa liste des personnes et entités sous sanctions (SDN List). Le ministre des Finances, Scott Bessent, a déclaré que cette action se conforme à la promesse du président Trump de donner au peuple syrien une ouverture sur de grandes choses.
Perspectives d’Avenir
Les décisions prises récemment sont censées favoriser des investissements supplémentaires en Syrie, propulsant ainsi la stabilité politique et économique du pays. Depuis 2025, plusieurs pays occidentaux, dont le Canada et le Royaume-Uni, ont progressivement annulé les sanctions imposées, tandis que l’Union européenne les avait levées dès mai 2025.
Appels à l’Action
Lors de sa visite à Damas, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a exhorté les États à lever « immédiatement » les dernières sanctions visant encore la Syrie pour soutenir la reconstruction et la relance économique.
Conclusion
Le président Ahmad al-Chareh a déclaré que son pays s’était libéré d’un « lourd fardeau » suite à ce retrait, tournant ainsi une page douloureuse de son passé. Il a exprimé ses « vifs remerciements » à Donald Trump et à toutes les nations amies qui ont soutenu la Syrie dans ce processus.