Sanctions américaines contre la Cour pénale internationale
Les récentes sanctions annoncées par les États-Unis ciblent également Abdoulaye Seye, le substitut du procureur de la CPI, interdisant l’entrée sur le territoire américain aux juges et bloquant toute transaction financière ou immobilière avec ces derniers. Ces mesures touchent directement la première économie mondiale.
Réactions internationales
Le Haut-Commissariat de l’ONU a exprimé son indignation sur les réseaux sociaux, déclarant : « Les nouvelles sanctions inacceptables imposées par les États-Unis à l’encontre de la présidente de la Cour pénale internationale et d’un membre du parquet doivent être levées ». Cette affirmation souligne l’importance de défendre les institutions qui œuvrent pour les droits humains.
Unacceptable new sanctions imposed by the USA against the International Criminal Court’s President and a prosecution staff member must be lifted. @volker_turk renews his calls on States to stand in defence of the institutions they have created to uphold and defend human rights…
— UN Human Rights (@UNHumanRights) August 19, 2026
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, ainsi qu’Antonio Costa, président du Conseil européen, ont également affirmé leur soutien à Tomoko Akane, la présidente de la CPI, en insistant sur sa capacité à agir en toute indépendance.
Position du Japon
Tokyo, principal contributeur au financement de la CPI, a qualifié ces mesures de « très regrettables » dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Le Japon a toujours soutenu la CPI dans ses efforts pour poursuivre et punir les crimes les plus graves, affirmant que ces sanctions nuisent à l’objectif de faire respecter l’État de droit.
Press Secretary KITAMURA issued the following statement regarding the sanctions against International Criminal Court (ICC). @MofaJapan_en
— MOFA of Japan (@MofaJapan_en) August 19, 2026
La réponse de l’Allemagne
L’Allemagne a également affirmé qu’il est essentiel de défendre la CPI en tant qu’institution indépendante. Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a déclaré : « Nous soutenons la CPI ainsi que sa présidente ». La CPI a, pour sa part, dénoncé ces sanctions comme une attaque contre son intégrité et son indépendance.
Réaction de la CPI
Dans un communiqué, la CPI a indiqué que ces sanctions « sapent l’État de droit » et constituent une menace pour l’indépendance d’une institution judiciaire impartiale. Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a justifié ces sanctions en affirmant que ces individus avaient participé aux efforts de la CPI pour enquêter sur des responsables que le gouvernement n’a pas reconnu.
FOX NEWS: In announcing the sanctions against ICC President Tomoko Akane of Japan and the ICC’s senior trial lawyer, Abdoulaye Seye of Senegal, Secretary of State Marco Rubio called the court « corrupt and fatally politicized. » @StateDept
— Department of State (@StateDept) August 19, 2026
Critiques des États-Unis
Les États-Unis, qui n’ont jamais ratifié le traité instituant la CPI, intensifient leur offensive diplomatique contre cette institution, l’accusant de menacer les intérêts américains. En parallèle, des pays comme le Tchad et le Venezuela ont annoncé leur intention de quitter la CPI, suite à des pressions américaines.
Marco Rubio a déclaré : « Nous ne tolérerons pas qu’elle porte atteinte à la souveraineté des États ». La CPI a réagi en affirmant que ces sanctions mettent en péril l’ordre juridique international.
La crise de la CPI
Fondée en 1998 et opérationnelle depuis 2002, la CPI est en crise, face à des accusations de partialité et de politisation. Ni Israël ni la Russie ne sont membres de cette institution, et des mandats d’arrêt ont été émis à l’encontre de dirigeants, comme le président russe Vladimir Poutine, pour leur rôle dans des conflits internationaux.
La présidente Tomoko Akane, élue en mars 2024, a déclaré que les juges de la CPI sont remplaçables et que cibler des individus n’a pas de véritable valeur. Des organisations de défense des droits humains aux États-Unis contestent également ces sanctions, affirmant qu’elles entravent la justice pour les victimes de crimes de guerre.