dimanche 13 septembre 2026
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Moscou accuse l’Ukraine d’utiliser la base de Misrata en Libye contre la flotte russe

Par Martin Neuville · Publie le 13 septembre 2026 · 4 min de lecture

Déclarations du ministère libyen de la Défense

Le ministère libyen de la Défense a pris connaissance d’allégations concernant l’utilisation de la base de Misrata pour des opérations contre des intérêts étrangers. Dans un communiqué, il a démenti l’existence de tout accord, arrangement ou coordination autorisant l’usage de cette installation, ou de tout autre site militaire libyen, pour conduire des attaques en dehors des missions souveraines de l’État.

Protection du territoire libyen

Le ministère a affirmé qu’aucune partie étrangère n’était autorisée à utiliser le territoire, les installations, l’espace aérien ou les eaux territoriales libyennes pour des actes hostiles. La coopération militaire et les programmes de formation avec des pays amis se déroulent dans des cadres officiels et juridiques. Tripoli a également exhorté les médias à ne pas présenter comme établies des affirmations basées sur des sources anonymes.

Les affirmations de CNN

Selon CNN, une source du renseignement militaire ukrainien a déclaré que des opérateurs de drones se trouveraient dans le nord-ouest de la Libye depuis fin 2025. Un militaire ukrainien a indiqué que son unité utilise la base internationale de Misrata pour lancer des opérations contre des bâtiments de la flotte russe, en échange de formation pour les forces locales.

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Réactions et informations non confirmées

Ces informations n’ont pas été officiellement validées par Kiev. En avril, l’Associated Press a rapporté que des responsables libyens avaient affirmé que des spécialistes ukrainiens étaient actifs à Misrata, Tripoli et Zaouïa. Toutefois, l’un d’eux a précisé que l’attaque contre l’Arctic Metagaz avait été lancée depuis Tripoli.

La version russe des événements

Moscou a affirmé que le méthanier Arctic Metagaz avait été attaqué le 3 mars près des eaux territoriales maltaises par des drones ukrainiens lancés depuis la côte libyenne. Le ministère russe des Transports a précisé que le navire transportait une cargaison conforme aux règles internationales au moment de l’attaque. Moscou a dénoncé ces actes comme étant des attaques contre la navigation civile.

Enquête et conséquences

Le Comité d’enquête russe a déclaré que le navire avait été ciblé par des drones et des embarcations sans équipage chargées d’explosifs. Les conclusions de l’enquête indiquent que l’incendie a endommagé plusieurs systèmes de contrôle du navire et provoqué des dégâts sur deux de ses réservoirs de gaz naturel liquéfié. Une procédure pour «acte de terrorisme international» a été ouverte.

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Événements entourant l’Arctic Metagaz

Les trente membres de l’équipage russe ont été secourus, bien que le second officier et un marin aient été blessés. Vladimir Poutine a qualifié cette opération d’«attaque terroriste», tandis que d’autres responsables russes l’ont décrite comme un acte de «piraterie maritime».

Incidents et préoccupations environnementales

L’autorité maritime libyenne a rapporté des explosions suivies d’un violent incendie à environ 240 kilomètres au nord de Syrte, sans attribuer officiellement l’incident. Le méthanier, gravement endommagé et abandonné par son équipage, a dérivé pendant plusieurs semaines, suscitant des inquiétudes environnementales avant d’être pris en charge par les autorités libyennes.

Une situation complexe en Libye

À ce jour, Kiev n’a pas revendiqué l’attaque, et aucun élément public indépendant ne permet d’établir que la base de Misrata a été utilisée comme plateforme. Ce dossier se compose de trois récits : les témoignages anonymes rapportés par CNN, le démenti formel de Tripoli, et les accusations de Moscou. Dans un contexte libyen divisé et influencé par de multiples acteurs étrangers, cette controverse risque d’aggraver la confrontation indirecte entre la Russie et l’Ukraine en Méditerranée.