mercredi 1 juillet 2026
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Rencontres Prévues entre Téhéran et Washington au Qatar : Anticipation et Perspectives

Par Martin Neuville · Publie le 1 juillet 2026 · 4 min de lecture

Fin des attaques au Moyen-Orient : La rencontre Iran-États-Unis prévue à Doha

Face à une crise sans précédent au Moyen-Orient, un haut fonctionnaire américain a révélé que les deux parties concernées ont convenu de mettre fin à leurs attaques. Cela survient malgré la signature d’un protocole d’entente en juin visant à résorber le conflit dans la région.

Une rencontre de haut niveau

Le président américain Donald Trump a annoncé sur son réseau Truth Social que l’Iran avait sollicité une réunion qui se tiendrait à Doha le lendemain. La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a par la suite confirmé sur Fox News que les émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner se rendraient sur place pour assister à des réunions de haut niveau.

CNN a rapporté que Steve Witkoff était déjà en route pour Doha, tandis qu’un diplomate familier avec les discussions a confirmé à l’AFP que des équipes techniques se rencontreraient dans les jours à venir et que les canaux de communication pour désamorcer les incidents étaient opérationnels.

Tensions autour d’Ormuz

La diplomatie iranienne a confirmé l’envoi d’une délégation d’experts à Doha cette semaine, malgré le démenti initial de toute réunion. Les tensions restent vives autour du stratégique détroit d’Ormuz, où le trafic a ralenti ce week-end suite à deux attaques de navires.

Le passage de navires transportant des matières premières dans le détroit a diminué, avec 29 bateaux traversant samedi et seulement 12 dimanche, selon les données de Kpler, une entreprise spécialisée dans le suivi maritime. L’Iran continue d’insister sur le fait qu’il n’y aura pas de retour à la situation d’avant-guerre, lorsque le passage était gratuit, malgré l’opposition des États-Unis.

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Accusations et ripostes

Accusant Téhéran d’avoir ciblé deux navires la semaine dernière, les États-Unis ont répliqué par des bombardements sur le pays. En réponse, l’Iran a ciblé ses voisins du Golfe, le Koweït et Bahreïn. Ces frappes ont affaibli le protocole d’accord signé le 17 juin entre Téhéran et Washington.

Revendication de souveraineté et frais de service

L’Iran et Oman revendiquent leur souveraineté sur le transit dans le détroit et envisagent d’imposer des frais de service. Malgré cela, la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, que Téhéran n’a pas ratifiée, garantit la liberté de navigation sans entrave des navires dans les détroits servant à la navigation internationale.

Après avoir été fermée par la République islamique pendant la guerre lancée le 28 février par Israël et les États-Unis, cette voie maritime vitale pour le commerce mondial des hydrocarbures a rouvert peu après la signature du protocole d’accord. Téhéran n’autorise cependant qu’un seul couloir de passage, le long de ses côtes.

La position d’Oman

Oman maintient une position ambiguë, annonçant l’ouverture d’une voie de navigation alternative temporaire. Cette initiative, présentée comme concertée avec l’ONU, vise à évacuer les marins et navires bloqués.

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Le sultan d’Oman, Haïtham ben Tariq, et le président français Emmanuel Macron ont plaidé lundi pour une navigation libre, sans conditions ni restrictions et ont convenu de mener des opérations de déminage conjointes. La diplomatie iranienne a réagi en sommant la France de ne pas compliquer davantage la situation.

La situation au Liban

Au Liban, malgré la signature vendredi à Washington d’un accord-cadre pour une paix durable, Israël a poursuivi ses frappes ce week-end. Une frappe israélienne a même eu lieu lundi dans le sud du pays, selon un média d’Etat libanais.

L’accord-cadre prévoit qu’Israël continue à occuper le sud du Liban, jusqu’à ce que le Hezbollah, soutenu par l’Iran, rende les armes. Une exigence de longue date que le gouvernement libanais peine à mettre en œuvre malgré la pression des États-Unis.

Lundi, le président libanais Joseph Aoun a affiché sa détermination à asseoir l’autorité de l’État en déployant son armée jusqu’à la frontière avec Israël, où le Hezbollah est implanté.

Le Liban a été entraîné dans le conflit le 2 mars, quand le Hezbollah a visé le nord d’Israël en soutien à l’Iran, visé par l’offensive américano-israélienne. Israël a riposté en jurant d’éliminer le mouvement, et déployé ses troupes dans le sud. Ses frappes ont depuis fait plus de 4.200 morts, selon Beyrouth.