mercredi 12 août 2026
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Trump annonce un changement d’avion surprenant

Par Martin Neuville · Publie le 12 août 2026 · 4 min de lecture

Opération de sécurité à Ankara : un retour sous haute tension

«Ils voulaient me mettre dans un autre vol, dans un autre avion, avec la même sécurité, ils voulaient que je le fasse, donc je l’ai fait. Je fais ce qu’ils me disent», a déclaré le président américain lors de son retour près de Washington après un déplacement important.

Des révélations inquiétantes

Les révélations du Washington Post concernant une opération de sécurité inhabituelle sur le tarmac de l’aéroport d’Ankara, le 8 juillet, soulèvent de nombreuses interrogations. La menace d’une attaque iranienne a conduit à des mesures de sécurité exceptionnelles, remettant en question la protection du président et la communication de la Maison Blanche.

Pour quitter le sommet de l’Otan en Turquie, le président des États-Unis a été exfiltré dans un conteneur de ravitaillement en direction d’un autre avion. Pendant ce temps, l’Air Force One a décollé, transportant une douzaine de journalistes persuadés, à tort, de voyager avec Donald Trump. Ce dernier a finalement embarqué à bord d’un autre appareil militaire.

«J’imagine qu’il y avait une menace. Je n’en ai pas demandé beaucoup plus», a affirmé le président lorsqu’il a été interrogé sur les raisons qui ont poussé le Secret Service à recommander cette manœuvre.

Dans une tentative de minimiser la situation, Donald Trump a déclaré n’être «pas surpris», ajoutant : «je suis l’objet de beaucoup de menaces dont vous n’avez pas connaissance».

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Une affaire politique

Cette affaire a rapidement pris une tournure politique. Plus tôt dans la journée, Chuck Schumer, le leader de l’opposition démocrate au Sénat, a exigé que le Congrès soit «immédiatement informé» des événements. «Il est inacceptable que le Congrès ait été laissé dans l’ignorance.»

Un voyage retour tumultueux

Le voyage retour de Turquie a déjà été marqué par des rebondissements. Initialement, Donald Trump devait quitter Ankara à bord du même Boeing 747 qui l’avait amené, un appareil modifié et offert par le Qatar.

Cependant, des inquiétudes concernant sa sécurité ont poussé la Maison Blanche à opérer un changement de plan de dernière minute, le dirigeant voyageant finalement sur un ancien modèle jugé plus sûr.

C’est donc dans cet avion, aux couleurs bleu clair des anciennes versions d’Air Force One, que le président a embarqué, sous l’œil des caméras et des photographes.

Une image publiée par l’AFP montre clairement deux conteneurs de ravitaillement, l’un à l’avant et l’autre à l’arrière de l’appareil. Selon des sources américaines, c’est bien dans l’un de ces conteneurs que Donald Trump a quitté l’avion pour rejoindre un C-32A, un autre appareil de l’armée de l’air.

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Le Wall Street Journal rapporte qu’Israël aurait averti les États-Unis d’une menace d’attaque par missile sol-air portable visant l’avion de Trump. Pendant ce temps, plusieurs responsables américains, dont le chef de la diplomatie Marco Rubio, sont restés à bord de l’Air Force One.

Mesures de sécurité exceptionnelles

Les journalistes à bord, situés à l’arrière de l’appareil, n’ont pas eu vent du subterfuge. La sécurité leur avait en effet demandé de baisser les stores des hublots, une consigne inhabituelle en dehors des zones de conflit.

À son arrivée à la base militaire de Mildenhall, en Angleterre, le président a de nouveau opéré un embarquement discret avant de descendre la passerelle devant les journalistes, pour finalement rejoindre le vol qui l’ramènerait aux États-Unis.

Bien que ce ne soit pas la première fois qu’un président américain prenne de telles précautions, le secret entourant cette opération est singulier. En 2000, Bill Clinton avait également utilisé un avion leurre pour se rendre d’Inde au Pakistan, tandis qu’en 2023, une visite de Joe Biden en Ukraine avait été réalisée dans des conditions similaires, avec la présence de seulement deux journalistes.