Vers une fin de la guerre ?
Donald Trump a déclaré : « C’est le plus près que nous ayons jamais été » d’une résolution du conflit, suite à la rencontre de son émissaire Steve Witkoff avec le président russe Vladimir Poutine à Saint-Pétersbourg.
Donald Trump: « Rusya-Ukrayna ve İran savaşlarını bitirmeye çok yakınız, öyle ya da böyle sona erecekler. » https://t.co/xRLhfa57su
— TC Lira (@tcliracom) October 22, 2026
Négociations au Kremlin
Le Kremlin a exprimé son ouverture à la reprise de négociations trilatérales entre les belligérants et les États-Unis, bien que les attaques militaires aient continué après la visite de Witkoff. Le ministère russe de la Défense a annoncé que « les systèmes de défense aérienne ont détruit 808 drones ukrainiens » dans plusieurs régions de Russie, y compris la Crimée annexée.
🇷🇺 808 drones ukrainiens ont été abattus au-dessus des régions de #Russie dans la nuit du 21 au 22 octobre, rapporte le ministère russe de la Défense. https://t.co/SkzKV4smyj
— RT en français (@RTenfrancais) October 22, 2026
Attaques en Ukraine
Dans le nord-est de l’Ukraine, des frappes ont causé la mort d’un homme à Soumy et d’une femme à Kharkiv, tandis que trois victimes ont été signalées dans la région de Zaporijjia. Deux autres personnes ont perdu la vie dans des frappes à Donetsk.
À Kiev, des bombardements, notamment avec des missiles, ont fait au moins 15 blessés, selon le maire Vitali Klitschko, qui a mentionné des dégâts sur les infrastructures du métro.
Dans la nuit, l’armée de l’air ukrainienne a averti d’un nouveau tir de missiles balistiques en direction de Kiev, incitant la population à rester à l’abri.
Visite de Steve Witkoff
Steve Witkoff s’était rendu en Russie après une rencontre à Oslo avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Cette discussion visait à apaiser les tensions entre Trump et Zelensky. Une réunion a également eu lieu à Oslo avec des dirigeants européens, au cours de laquelle Zelensky a plaidé pour un arrêt des combats comme première étape vers des pourparlers.
Witkoff a décrit Poutine comme un « humaniste » suite à la libération d’un citoyen américain, Stephen Hubbard.
Le gendre de Trump, Jared Kushner, a également participé à distance aux discussions avec Poutine. Witkoff a qualifié ces échanges de « constructifs » et a reconnu qu’il restait « un travail important à accomplir ».
Vers des pourparlers trilatéraux
Le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov, a indiqué que la Russie était « en principe prête à reprendre » les pourparlers trilatéraux à la mi-novembre, avec un objectif clair : discuter des garanties de sécurité pour l’après-guerre. Cet événement pourrait suivre les élections de mi-mandat aux États-Unis, qui pourraient avoir un impact sur la politique américaine.
Zelensky a exprimé sa volonté d’une telle rencontre, précisant que l’ordre du jour est clair : mettre fin à la guerre et avancer vers la paix.
Optimisme et défis à surmonter
Trump a affiché un optimisme certain, évoquant un rapprochement avec Poutine pour résoudre le conflit en Ukraine. « Nous sommes peut-être plus proches que jamais », a-t-il affirmé.
Poutine, qui a lancé l’offensive en février 2022, a systématiquement évité les discussions directes avec Zelensky, réaffirmant l’intention de s’emparer du reste de l’est de l’Ukraine. Ouchakov a cependant signalé que les propositions faites par Kiev et les Européens à Oslo « ne comportaient pas grand-chose » en termes d’avancées.
Appels au gel du front
Des négociations antérieures entre Russes, Ukrainiens et Américains avaient eu lieu en 2025, sans résultats tangibles. Elles avaient été suspendues après le déclenchement du conflit au Moyen-Orient. Ouchakov a également mentionné une réunion potentielle entre Poutine, Trump et Xi Jinping lors du sommet de l’Apec en novembre.
Zelensky a plaidé pour un « gel » de la ligne de front, proposition rejetée par Moscou, qui exige un accord sur le fond avant d’envisager un arrêt des combats. La Russie demande notamment le retrait de l’armée ukrainienne des territoires encore contrôlés dans la région de Donetsk, une exigence que Kiev juge inacceptable.