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En Direct Sanction record de 25 milliards d’euros contre Meta pour avoir trompé les utilisateurs de Facebook aux États-Unis
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Sanction record de 25 milliards d’euros contre Meta pour avoir trompé les utilisateurs de Facebook aux États-Unis

Par Martin Neuville · Publie le 23 octobre 2026 · 4 min de lecture

Le Scandale Cambridge Analytica : Une Révélation Dévastatrice

Le scandale Cambridge Analytica, lié à un cabinet britannique ayant joué un rôle clé dans la campagne présidentielle de Donald Trump en 2016, a fait surface en 2018. Il a mis en lumière l’exploitation, à des fins politiques, des données personnelles de millions d’utilisateurs de Facebook, souvent sans leur consentement. Ce révélateur a engendré des conséquences juridiques significatives pour la société mère, Meta.

Des Pénalités Qui S’accumulent

En 2019, Meta avait déjà écopé d’une amende de 5 milliards de dollars imposée par la FTC (Federal Trade Commission), une somme qui a été jugée dérisoire comparée à la sanction récente. Cette année, le Nouveau-Mexique a infligé une amende de 942 millions de dollars en lien avec une affaire sur la protection des mineurs. En outre, Meta a récemment accepté de débourser jusqu’à 18 milliards de dollars pour clore les poursuites de 52 États et territoires américains concernant l’addiction des adolescents aux réseaux sociaux.

La Réaction de Meta

Selon Meta, cette action judiciaire « cherche à imposer une taxe sur l’expression pour faire respecter de nouvelles règles sur ce que les gens peuvent dire en ligne », une critique portant notamment sur la modération des contenus. Le directeur juridique de l’entreprise, C.J. Mahoney, a exprimé son indignation en déclarant que cette décision rend « quasiment impossible de faire des affaires » dans l’État et qu’il est « convaincu de l’emporter en appel ».

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Des Sanctions Dévastatrices

En attendant le résultat de l’appel, la somme due par Meta pourrait grimper à 3,75 milliards de dollars par an, avec un intérêt de 15% tant que la dette ne sera pas réglée. Les 25 milliards de dollars représentent déjà un huitième du chiffre d’affaires annuel de l’entreprise, qui s’élevait à 201 milliards de dollars en 2025. Ces comptes sont déjà affectés par des investissements massifs dans la course à l’intelligence artificielle, avec des prévisions allant jusqu’à 145 milliards en 2026.

Un Appel à la Responsabilité

Le procureur général du Nouveau-Mexique, Raul Torrez, a salué cette décision comme une victoire contre l’impunité des grandes entreprises technologiques. Il a affirmé qu’« aucune entreprise n’est trop puissante pour rendre des comptes », soulignant que les pénalités serviront à alimenter un fonds pour l’éducation.

Des Infractions Multiples

Le 25 septembre, un jury de Santa Fe a reconnu Facebook responsable de près de 44 millions d’infractions liées à des pratiques commerciales déloyales. Parmi les déclarations trompeuses figurent celles de Mark Zuckerberg et de Sheryl Sandberg, son ancienne numéro deux. Chaque infraction a été évaluée à 5 000 dollars, atteignant un total initial de 219,5 milliards de dollars, avant que le juge Francis Mathew ne réduise le montant à 25 milliards de dollars.

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Un Jugement Controversé

Le Nouveau-Mexique, unique État à avoir porté ce scandale devant les tribunaux, a exigé entre 35 et 40 milliards de dollars, tandis que Meta a proposé un maximum de 3,45 milliards. Le magistrat a noté que, suite au scandale de 2018, Facebook s’était engagé à mener des enquêtes sur les applications ayant collecté des données, mais n’a finalement averti qu’un nombre limité d’utilisateurs.

Les Perspectives d’Avenir

Les infractions, selon le juge, touchent au cœur des pratiques commerciales de Facebook, et les sanctions précédentes n’ont pas dissuadé le groupe. Il n’a pas encore statué sur les mesures correctrices sollicitées, notamment un audit de la gestion des données des utilisateurs. En mars, un jury de Los Angeles avait déjà jugé Meta responsable de l’addiction d’une adolescente à ses plateformes. D’autres procès sont à prévoir, dont un, intenté par des districts scolaires, programmé pour février devant la justice fédérale.