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Accord Syndical en Bolivie: Résolution de la Crise de Six Semaines avec le Gouvernement

Par Martin Neuville · Publie le 21 juin 2026 · 3 min de lecture

Mouvement de contestation en Bolivie : une urgentiste réponse à la crise économique

Au début du mois de mai, un mouvement de contestation a été lancé par la Centrale Ouvrière Bolivienne (COB) pour dénoncer l’inaction du gouvernement face à la pire crise économique que le pays ait connu depuis quarante ans.

Impact du mouvement de contestation

Les conséquences de ce mouvement ont été graves, entraînant des pénuries de nourriture, de médicaments et de carburant dans plusieurs villes du pays, y compris dans la capitale administrative, La Paz, et la ville voisine d’El Alto.

Fin des mesures de pression

Mario Argollo, dirigeant de la COB, a annoncé la fin des mesures de pression suite à la signature d’un accord pour la « pacification et le redressement du pays ». Rodrigo Paz, un autre dirigeant, a fait valoir la primauté du dialogue sur l’usage de la force, insistant sur le fait que « le dialogue est plus fort que la force elle-même« .

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Des voix discordantes

Malgré l’accord, certains groupes n’ont pas cessé leurs actions. Des groupes paysans, ainsi que les cultivateurs de coca du Chapare, fief de l’ancien président Evo Morales, ont annoncé qu’ils allaient continuer leur mobilisation. Antonio Mallku, dirigeant d’un des principaux syndicats paysans du pays, a annoncé leur intention de « durcir les barrages routiers« .

Termes de l’accord

L’accord signé prévoit que le gouvernement ne privatisera pas les entreprises publiques, une revendication majeure des syndicats. Des groupes de travail impliquant des ministres et des responsables syndicaux seront également mis en place pour examiner les demandes du mouvement, y compris le sort des personnes arrêtées lors des affrontements avec les forces de l’ordre. Plus d’une centaine de personnes ont été arrêtées depuis le début des manifestations.

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Un délai de 90 jours accordé au gouvernement

Mario Argollo a affirmé que l’accord laissait 90 jours au gouvernement pour avancer sur les revendications syndicales. « La balle est désormais dans son camp« , a-t-il déclaré.

Accusations envers l’ancien président

Le gouvernement a régulièrement accusé l’ancien président Evo Morales d’avoir encouragé les manifestations et les blocages. En réponse à ces accusations, Mario Argollo a assuré à plusieurs reprises que l’ancien président n’avait jamais dirigé le mouvement.