Arrestation du groupe terroriste responsable des attentats de Damas
Anas Khattab, le ministre de l’Intérieur, a annoncé sur la plateforme X que les auteurs des attentats terroristes perpétrés à Damas deux jours auparavant ont été appréhendés.
Il a promis que les informations concernant l’identité, le rôle et les affiliations des membres du groupe seraient dévoilées suite à l’aboutissement de l’enquête.
الخلية المسؤولة عن التفجيرات الإرهابية التي استهدفت دمشق قبل يومين باتت في قبضتنا.
وعقب استكمال التحقيقات، سنكشف للرأي العام هوية أفراد الخلية، وأدوارهم، وكامل ارتباطاتهم. pic.twitter.com/6aIRdPxvZJ
— أنس حسان خطاب (@Anas_Khattab_sy) 9 juillet 2026
Les détails de l’enquête
Ahmad al-Dalati, responsable de la sécurité intérieure pour la région de Damas, a déclaré à la télévision d’Etat syrienne que les premières investigations ont révélé que la cellule était affiliée au groupe Etat islamique (EI).
Selon un communiqué du ministère, les auteurs présumés ont été arrêtés simultanément dans différents lieux à Damas et ses environs, notamment dans quatre quartiers spécifiques. Deux d’entre eux abritent des membres de la communauté alaouite, dont est issu le clan de l’ex-président Bachar al-Assad.
Le bilan des attentats
Lors de ces attentats, une personne a perdu la vie et 36 autres ont été blessées suite à l’explosion de deux bombes artisanales déposées près de l’hôtel Four Seasons. Les bombes ont explosé mardi matin, alors que le président Emmanuel Macron y avait passé la nuit.
Les autorités ont précisé que l’une des bombes était placée dans une benne à ordures et l’autre dans un véhicule stationné près de l’hôtel, situé dans le centre de la capitale. Ces explosions ont fait des traces de sang sur le trottoir près du luxueux hôtel et ont brisé les fenêtres du ministère du Tourisme qui lui fait face.
La réaction politique
Lors d’une conférence de presse organisée après l’explosion, Emmanuel Macron a affirmé que ces attentats ne devaient pas déstabiliser la Syrie, qui sort d’une guerre civile de près de 14 ans (2011-2024).
Le président syrien Ahmad al-Chareh a salué le courage du président français qui a maintenu sa visite. Les deux pays ont convenu de reprendre les relations au niveau des ambassadeurs le plus tôt possible, selon M. Chareh.
C’était la première visite d’un dirigeant d’une puissance occidentale depuis l’arrivée au pouvoir d’une coalition islamiste après plus de 13 années de guerre civile.
Hommage au peuple syrien. pic.twitter.com/5WQ8CqyTh4
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) 7 juillet 2026
Les relations Syrie-France
Emmanuel Macron a été le premier dirigeant occidental à accueillir Ahmad al-Chareh, en mai 2025, s’affichant à l’Elysée avec cet ancien jihadiste.
Soutenue par Washington, la Syrie a rejoint l’an dernier la coalition internationale contre l’Etat islamique.
Le groupe jihadiste s’était emparé en 2014 de vastes territoires en Syrie avant d’être défait en 2019 par les forces kurdes syriennes, aidées par la coalition antijihadiste. Des cellules dormantes existent toujours et ont appelé à défier le pouvoir.
La situation sécuritaire à Damas
La capitale syrienne, Damas, a connu plusieurs incidents sécuritaires au cours des derniers mois. Le 2 juillet, un attentat à la bombe perpétré dans un café du centre de la capitale a fait 10 morts et une vingtaine de blessés.