Un drame tragique s’est déroulé vers 14h30 (18h30 GMT) à Viacha, une ville d’environ 100 000 habitants située à une trentaine de kilomètres de La Paz. Les premières images, diffusées par les médias locaux, montrent des vitres brisées, des débris projetés dans les airs et une épaisse colonne de fumée noire s’élevant au-dessus de la ville.
Lors d’une conférence de presse, le ministre de la Défense Ernesto Justiniano a déclaré : « Jusqu’à présent, nous avons deux personnes décédées confirmées et sept personnes signalées disparues ». Le bilan s’élève également à 81 blessés, dont deux dans un état grave.
Les victimes étaient des militaires affectés à l’installation, comme l’a précisé le ministère dans un communiqué. Un bilan préliminaire de la police faisait état de deux morts, sept disparus et 59 blessés, parmi lesquels au moins 52 civils.
Les blessés ont été transportés vers divers centres médicaux de Viacha, selon le ministre de la Défense. Des habitants de la zone ont été évacués vers un centre d’hébergement temporaire. « Il n’est pas encore prudent » qu’ils retournent chez eux, a souligné M. Justiniano, précisant que « des habitations ont été endommagées par l’onde de choc ».
L’approvisionnement en électricité a été suspendu dans la zone touchée, où de nombreux policiers ont été déployés, comme l’a constaté un correspondant de l’AFP.
Enquête en cours
Le président Rodrigo Paz a exprimé sur X sa « profonde solidarité avec les familles des personnes décédées, les blessés et tous les habitants affectés par les explosions ». Il a annoncé avoir ordonné une enquête « minutieuse, technique et transparente ». « Nous devons établir avec une clarté absolue les causes de cet événement, vérifier le respect des protocoles de sécurité et déterminer les responsabilités qui pourraient être engagées », a-t-il ajouté.
Expreso mi más profunda solidaridad con las familias de las personas fallecidas, con quienes resultaron heridas y con todos los vecinos afectados por las explosiones registradas en instalaciones del Regimiento Bolívar, en el municipio de Viacha.
En momentos como este, la…— Rodrigo Paz Pereira (@Rodrigo_PazP) September 5, 2026
Selon M. Justiniano, deux explosions ont eu lieu. La première aurait été causée par de la poudre noire provenant de matériel pyrotechnique entreposé sur place. Elle a été suivie d’une seconde déflagration « d’une ampleur beaucoup plus importante », a-t-il précisé.
« La cause et le matériau impliqué dans cette seconde explosion sont encore en cours de détermination », a-t-il ajouté. Le ministère de la Défense a également affirmé qu’aucun type d’armement de guerre n’avait explosé.
Le parquet a ouvert une enquête pénale pour homicide involontaire et blessures involontaires, ainsi que pour d’autres infractions, selon les déclarations du ministère. Le colonel Roger Roca, porte-parole de la police, a assuré que les opérations de déblaiement se poursuivraient dans les heures à venir, en indiquant que « L’incident est maîtrisé ».
🔵#GrupoFides | #ANF #Seguridad El subcomandante de la Policía, coronel Roger Roca, informó sobre el d3c3s0 de dos personas y la desaparición de siete personas tras las explosiones en un cuartel de Viacha, La Paz. pic.twitter.com/PZOQIpHKNX
— Agencia de Noticias Fides (@noticiasfides) September 4, 2026
Des pompiers ont été mobilisés avec des camions-citernes pour refroidir la zone, comme l’ont montré des images diffusées par des médias locaux. « A l’heure actuelle, notre priorité va aux personnes : prendre en charge les blessés, accompagner leurs familles et poursuivre les opérations de recherche et de vérification », a conclu M. Justiniano.