dimanche 13 septembre 2026
En Direct Commerce de Gros : Une Progression des Prix Sans Réelle Reprise des Ventes
Economie

Commerce de Gros : Une Progression des Prix Sans Réelle Reprise des Ventes

Par Laura Tournon · Publie le 13 septembre 2026 · 4 min de lecture

Analyse du Commerce de Gros au Deuxième Trimestre 2026

Le **commerce de gros** n’a pas enregistré de réelle dynamique au deuxième trimestre 2026. Selon l’enquête menée par le **Haut-commissariat au plan (HCP)**, 21 % des grossistes ont rapporté une **augmentation** de leurs ventes sur le marché local, alors que 60 % ont constaté une **stabilité**. En revanche, 19 % ont signalé un **recul** de leurs activités.

Évolution des Prix dans le Secteur

Les **prix** ont connu une évolution plus marquée. Près de 33 % des professionnels interrogés ont indiqué avoir augmenté leurs tarifs, ce qui représente une hausse de 12 points par rapport au nombre d’entreprises ayant vu leurs ventes augmenter. En parallèle, 58 % des grossistes ont maintenu leurs prix, tandis que 9 % ont décidé de les réduire.

Inflation et Dynamique du Marché

Ce décalage ne permet pas d’établir une **inflation généralisée** dans le commerce de gros. L’enquête du HCP ne précise pas l’ampleur des augmentations de prix ni l’évolution des quantités vendues. Ainsi, un grossiste ayant relevé ses tarifs de manière marginale a le même poids dans les résultats qu’un opérateur ayant procédé à une hausse plus significative.

Un Marché en Stabilité

La **stabilité** est donc l’enseignement principal de cette enquête. Six grossistes sur dix n’ont constaté aucun changement dans leurs ventes. Par ailleurs, 75 % des répondants ont indiqué que leurs effectifs étaient restés inchangés, ce qui confirme l’absence d’une dynamique suffisamment forte pour soutenir de nouveaux recrutements.

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État des Stocks

Les **stocks** ne révèlent pas de déséquilibre majeur, car 87 % des entreprises les jugent normaux. Un tel niveau réduit la probabilité que les augmentations de prix soient dues à une **pénurie générale** de marchandises. Les ajustements de prix peuvent varier selon les branches, les coûts d’approvisionnement et les types de produits commercialisés.

Branches à Vitesses Différentes

La progression des ventes observée au deuxième trimestre a été principalement soutenue par le **commerce de gros d’autres équipements industriels** et celui des **biens domestiques**. Toutefois, la baisse des autres commerces de gros spécialisés a freiné cette dynamique.

Relation entre Prix et Volumes

Ces évolutions divergentes expliquent en partie la faiblesse du résultat global. La hausse de certains segments ne suffit pas à entraîner l’ensemble du secteur, la majorité des opérateurs restant sur un marché stationnaire. Le rapport entre **prix** et **volumes** devient central, car lorsque les coûts d’achat ou de distribution augmentent, les grossistes peuvent relever leurs tarifs sans nécessairement écouler plus de marchandises.

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Perspectives pour le Troisième Trimestre

Les perspectives pour le **troisième trimestre** ne laissent pas présager une reprise nette. Environ 68 % des grossistes anticipent une stabilité de leurs ventes, tandis que 21 % prévoient une hausse. La part des grossistes s’attendant à une baisse est de 11 %.

Divergence dans le Commerce de Gros

Le **commerce de gros alimentaire** devrait progresser, contrairement à celui des **équipements de l’information et de la communication**. Cette divergence pourrait refléter des choix favorisant les achats courants, au détriment d’équipements dont l’acquisition peut être reportée.

Facteurs Affectant les Produits Numériques

Plusieurs facteurs pourraient influencer les produits numériques, tels que les **prix à l’importation**, le **change**, les conditions de crédit, le renouvellement du matériel informatique ou les **commandes publiques**. Près de 73 % des grossistes prévoient des commandes normales au troisième trimestre, tandis que 79 % s’attendent à des effectifs inchangés.

Un Commerce de Gros Stable

En résumé, l’enquête décrit un **commerce de gros stable**, avec des stocks jugés normaux, mais faiblement créateur d’emplois. Les prix augmentent plus fréquemment que les ventes, tandis que l’accélération des volumes reste insuffisante pour établir une reprise solide.