Une réflexion sur les événements récents en Europe
La veille, j’y avais acheté une petite cafetières. Tout semblait propre et paisible. Le lendemain, le magasin Darty de Belleville, dans le 20ème arrondissement où je loge, était envahi, sali et pillé par des hordes de jeunes encagoulés. La plupart d’entre eux étaient d’origine africaine. Ce n’est pas un acte de racisme : je les ai vus. Ces jours-ci, les rues de Paris semblent de plus en plus insécures, et d’autres villes comme Bruxelles et Milan connaissent également des troubles.
Les leçons à tirer pour le Maroc
Les Français et les Européens devront faire face à leurs propres problèmes. Pour nous, Marocains, il est essentiel d’analyser ce qui se passe actuellement sur le Vieux Continent. À mon avis, quatre leçons se dégagent de ces événements. Si vous en identifiez d’autres, je vous invite à les partager dans les commentaires ci-dessous.
1. Ne pas laisser la rue aux émeutiers
Maintenir l’ordre public et garantir la sécurité des citoyens doit être la priorité de l’État. Il est impératif qu’il puisse compter sur le soutien indéfectible de la population. Bien que le droit de manifester soit inscrit dans la Constitution de 2011, il est encadré par le Dahir n° 1-58-377, qui impose une déclaration préalable et une coordination avec les autorités locales. Il est inacceptable d’encourager ceux qui s’affranchissent de ce cadre légal, même sous prétexte de leur jeunesse ou de la légitimité de leurs revendications. C’est la première leçon à retenir.
2. Éviter la désaffection des jeunes envers leur pays
Éduquer les enfants et adolescents d’immigrés est primordial pour qu’ils se sentent liés au Maroc. J’ai été témoin d’un émeutier prêt à vandaliser un bar-tabac, arborant un drapeau algérien comme écharpe, tout en bénéficiant de la nationalité française. Ce type de comportement soulève des questions sur notre capacité à intégrer ces jeunes. Il est donc nécessaire d’adopter une politique d’assimilation généreuse et fraternelle. Ceux qui refusent cette intégration n’ont pas leur place parmi nous. Je m’interroge d’ailleurs sur l’absence d’un Secrétariat d’État à l’immigration pour mettre en œuvre une telle politique.
« Qui pâtit le premier de l’effondrement de l’ordre public? C’est le peuple. Si on se prétend de gauche, il faut prendre le parti du peuple. Il faut le protéger. »
— Fouad Laroui
3. Lutter contre le sentiment d’impunité
Le sentiment d’impunité qui règne en France est alarmant. Des cas tels que celui d’un Bulgare arrêté pour avoir agressé un policier, puis libéré, illustrent ce problème. Ce genre de situation ne doit pas se reproduire dans notre pays. L’émergence d’une telle impunité serait le début d’un déclin inacceptable.
4. Ne pas politiser le maintien de l’ordre
Le maintien de l’ordre et la sévérité de la justice ne doivent pas être des questions politiques. Ce sont souvent les classes populaires qui subissent les conséquences du désordre. Les nantis peuvent se protéger, mais le citoyen ordinaire ne possède pas cette option. Ainsi, toute personne se prétendant de gauche doit se tenir du côté du peuple et veiller à sa protection.
Conclusion
Ces quatre points méritent réflexion afin que les scènes de chaos observées récemment dans les rues de Paris ne se reproduisent jamais à Casablanca.