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Enquête en Irak sur une attaque de drones visant le bureau du Premier ministre kurde

Par Martin Neuville · Publie le 18 août 2026 · 5 min de lecture

Attaque par drones en Irak : une escalade inquiétante

Une attaque par drones a été signalée près de Pirmam, dans la province d’Erbil, sans faire de victimes. Masrour Barzani, le Premier ministre du Kurdistan, a annoncé cet incident sur X et a pointé du doigt des « drones iraniens » comme responsables.

Visée sur des personnalités clés

Selon Barzani, « le domicile du chef de l’Agence de sécurité et de renseignement » a également été ciblé. Il a fermement condamné ces actes jugés « irresponsables et inacceptables » et a dénoncé une « escalade dangereuse ».

Les détails de l’attaque

Les forces de lutte antiterroriste du Kurdistan irakien ont précisé que l’attaque avait eu lieu à « 00H28 » et qu’elle avait été réalisée à l’aide de « deux drones piégés de type Hadid 110 », lancés « depuis la frontière avec l’Iran ».

Le premier ministre irakien, Ali al-Zaïdi, a ordonné la création d’une commission d’enquête pour identifier les responsables et l’origine de cette attaque, sans toutefois désigner de coupables pour le moment.

Contexte régional tendu

Depuis le début du conflit au Proche-Orient, qui a été déclenché le 28 février par une offensive israélo-américaine contre Téhéran, le Kurdistan irakien est devenu une cible privilégiée d’attaques attribuées à l’Iran et à des factions armées irakiennes pro-iraniennes. Ce territoire, qui abrite des troupes américaines et des entreprises pétrolières étrangères, est également le refuge de groupes kurdes iraniens en exil, souvent qualifiés de terroristes par Téhéran.

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Lors d’un échange entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays, Téhéran a déclaré à Bagdad ne « disposer d’aucune information indiquant que l’attaque provenait du territoire iranien », selon le ministère irakien des Affaires étrangères.

Réactions internationales

« Rien ne justifie l’attaque inconsidérée contre le bureau du Premier ministre Barzani », a déclaré le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, sur X. Il a mis en garde les Kurdes contre les opérations sous faux drapeau visant à créer des tensions entre voisins.

Le porte-parole d’Araghchi, Esmaïl Baghaï, a exprimé « la détermination de l’Iran à préserver les relations amicales avec l’Irak et le Kurdistan » tout en soulignant la nécessité de déjouer les « sinistres complots des ennemis » des deux nations.

Le lendemain, l’agence de presse officielle iranienne Irna a rapporté qu’Araghchi avait eu une conversation téléphonique avec son homologue irakien, Fouad Hussein, pour discuter des « derniers développements régionaux et des questions de sécurité frontalière ».

Un soutien affirmé des États-Unis

Tom Barrack, l’envoyé spécial du président américain Donald Trump en Irak, a fermement condamné « l’attaque contre notre ami et précieux partenaire kurde », la qualifiant de « menace directe pour la stabilité régionale ». Les États-Unis ont réaffirmé leur soutien à M. Zaïdi « dans le rétablissement de la pleine souveraineté de l’Irak » et pour garantir que toutes les armes et les forces de sécurité restent sous l’autorité de l’État irakien.

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Incidents supplémentaires dans la région

Le média local Rudaw a rapporté qu’une explosion avait touché un dépôt de produits pétroliers dans l’est du Kurdistan irakien, causant 18 blessés, selon le directeur général adjoint à la santé de la province de Sulaymaniyah.

Face à la pression de Washington, Bagdad a fixé au 30 septembre un ultimatum aux groupes armés pro-iraniens pour se désarmer. Cette échéance coïncide avec la fin de la mission de la coalition internationale antijihadiste dirigée par les États-Unis.

De nombreuses factions armées soutenues par Téhéran, renforcées par leur poids politique et financier depuis l’invasion de l’Irak en 2003, ont vu le jour. Bien que certaines aient exprimé leur volonté de coopérer pour remettre leurs armes à l’État, d’autres restent réticentes tant que des forces étrangères continuent de stationner dans le nord de l’Irak.