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L'International

Éthiopie – L’Égypte critique la décision « unilatérale » de l’Éthiopie de produire de l’électricité à son barrage du Nil Bleu

Par Laura Tournon · Publie le 22 février 2022 · 2 min de lecture

Marrakech, 21 févr. (Maroc-Actu) –

Le gouvernement égyptien a critiqué la décision « unilatérale » de l’Éthiopie de commencer à produire de l’électricité au barrage de la Grande Renaissance, construit sur le Nil Bleu et source de tensions diplomatiques depuis des années entre les deux pays et le Soudan.

Le ministère égyptien des Affaires étrangères a déclaré dans un bref communiqué que « cette démarche constitue une insistance de la partie éthiopienne à violer ses obligations en vertu de la déclaration de principes de 2015, signée par le Premier ministre éthiopien (Abiy Ahmed). »

Il a également souligné dans son message, publié sur son compte Facebook, qu’il intervient après le remplissage « unilatéral » du réservoir du barrage au cours de l’année écoulée, annoncé par Addis-Abeba sous les critiques du Caire et de Khartoum en l’absence d’un accord définitif.

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Abiy lui-même a indiqué dimanche que le barrage avait commencé à produire de l’électricité et a souligné que les opérations du barrage, le plus grand projet hydroélectrique du continent, étaient une « bonne nouvelle » pour l’Afrique et les pays en aval, dont le Soudan et l’Égypte.

« Le Nil continue son voyage pour faire pousser des cultures dans notre pays et irriguer nos voisins. Félicitations à tous les Éthiopiens aujourd’hui, une aube pour l’Éthiopie ! », a-t-il déclaré à propos de ce projet, fleuron d’un pays où 60 % de la population n’a pas d’accès régulier à l’électricité, qui a provoqué l’ire de Khartoum et du Caire car ils y voient une confiscation des ressources du Nil Bleu.

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Les gouvernements des trois pays sont parvenus à un premier accord en janvier 2020 sur les principaux points de litige concernant la construction du barrage et se sont engagés à signer le document final avant la fin du mois de février, mais Addis-Abeba a quitté les pourparlers avant de signer l’accord, ce que seule l’Égypte a fait.

L’Éthiopie, qui finance seule le projet et espère devenir le premier producteur et exportateur d’électricité du continent, rejette ces accusations et a poursuivi les travaux de construction dans la région de Benishangul-Gumaz, dans l’ouest du pays, près de la frontière soudanaise.