mardi 8 septembre 2026
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Le Président libanais appelle Washington à réagir face à Israël après une «dangerous escalade»

Par Martin Neuville · Publie le 7 septembre 2026 · 4 min de lecture

Escalade des tensions au Liban : frappes israéliennes sur Nabatiyé

Les récents bombardements dans le sud du Liban ont provoqué de graves dommages, affectant des bâtiments gouvernementaux et détruisant un ancien hôpital. Le Président libanais, M. Aoun, a qualifié ces frappes de « dangerueuse escalade touchant les institutions de l’État libanais » ainsi que des établissements de santé, dans un communiqué officiel.

M. Aoun a exhorté les États-Unis et d’autres nations à « agir d’urgence pour faire cesser ces violations ». Les frappes ont touché plusieurs localités de la région de Nabatiyé, causant également des blessures à vingt personnes, dont des enfants, selon le ministère de la Santé.

En réponse, l’armée israélienne a affirmé avoir riposté à des attaques du Hezbollah, qui aurait utilisé des drones contre ses soldats. Elle a dénoncé cela comme une « violation flagrante » du cessez-le-feu. Les autorités israéliennes ont précisé avoir ciblé des infrastructures et des membres du mouvement, notamment des « dépôts d’armes » et un « centre de commandement » établi dans un bâtiment désaffecté utilisé antérieurement comme hôpital.

Le Hezbollah n’a pas revendiqué d’opérations depuis le mois de juin. Par ailleurs, Israël a ordonné l’évacuation des habitants du village d’Arab Salim, marquant ainsi une intensification des tensions. Sur les lieux des frappes, deux femmes ont perdu la vie. Des objets personnels ainsi qu’un drapeau du Hezbollah ont été retrouvés parmi les débris, selon un correspondant de l’AFP. Aucune alerte n’a été émise pour les autres cibles touchées.

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Une accusation de violation des droits humains

Les médias locaux rapportent qu’une frappe à Nabatiyé el-Faouqa a ravagé l’ancien hôpital Ghandour, non opérationnel depuis plusieurs années. Le ministère de la Santé a qualifié cet acte de « grave violation du droit international humanitaire ».

D’autres frappes ont ciblé un parking et un édifice historique de la ville, endommageant également des bureaux gouvernementaux. Un journaliste de l’AFP a constaté des dégâts considérables sur les bâtiments environnants, les commerces et les véhicules. Des engins de chantier ont été mobilisés pour déblayer les débris.

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Le maire de Nabatiyé, Abbas Fakhreddine, a appelé le gouvernement libanais à « agir (…) et au moins à défendre ses institutions ». Le Hezbollah, en soutenant l’Iran, a exacerbé les tensions en lançant des attaques contre Israël depuis mars, entraînant des représailles israéliennes qui ont fait plus de 4.300 morts, selon les autorités.

Bien que les hostilités aient semblé diminuer depuis juin grâce à un protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran, ainsi qu’à un accord-cadre entre le Liban et Israël, l’armée israélienne continue d’effectuer des opérations sporadiques dans le sud. Vendredi soir, des bombardements ont causé la mort de quatre personnes, l’armée israélienne ayant déclaré cibler des « terroristes et infrastructures » du Hezbollah, y compris des « dépôts d’armes ».

Un jour auparavant, Israël a annoncé avoir pris le contrôle de la crête montagneuse d’Ali Taher, un site stratégique pour le Hezbollah à Nabatiyé. Le mouvement libanais n’a pas confirmé cette information.

De nouveaux pourparlers entre responsables libanais et israéliens sont prévus ce mois-ci, bien qu’aucune date n’ait été communiquée.