dimanche 21 juin 2026
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Historique : Suite à l’échec au Mondial, le régime d’Alger interdit la possibilité de perdre

Par Martin Neuville · Publie le 21 juin 2026 · 5 min de lecture

Algérie : Interdiction de critiquer l’équipe nationale de football

La nouvelle tendance risible a trouvé son épicentre dans le régime d’Alger. Le pouvoir en place s’est distingué par une nouvelle initiative historique qui marquera à jamais les annales de l’hystérie gouvernementale : il est désormais formellement interdit de critiquer les performances de l’équipe nationale de football.

Une décision comique suite à une défaite mémorable

Cette décision tragicomique est directement liée à la défaite cuisante subie par les Fennecs le 17 juin dernier lors de la Coupe du Monde 2026. Une déroute 3-0 infligée par l’Argentine, qui a agi comme un révélateur des faiblesses d’un pouvoir en difficulté. Face à l’incapacité persistante de sa sélection à se montrer compétitive sur le terrain, la junte a opté pour sa solution de prédilection : détruire le thermomètre pour masquer la fièvre.

Le football comme extension du pouvoir

Par le biais d’un communiqué publié le samedi 20 juin, l’Autorité nationale indépendante de régulation de l’audiovisuel (ANIRA) a mis fin à la récréation pour les rares journalistes qui ont osé échanger leur brosse à reluire pour l’analyse technique. Le régulateur a recadré les chaînes de télévision algériennes suite aux commentaires sur le match Algérie-Argentine. Officiellement, l’ANIRA a constaté que « certaines interventions et certains commentaires » sur les chaînes de télévision algériennes après Algérie-Argentine (0-3) se « sont éloignés de l’analyse sportive objective pour se transformer en attaques personnelles et en accusations de trahison et de diffamation ». Quelle surprise !

Une réaction excessive face à des critiques justifiées

Cette réaction excessive intervient après que quelques voix critiques ont osé, pour une fois, aborder frontalement le problème du manque de combativité de l’équipe algérienne. Une audace inadmissible en Algérie, où la doctrine d’État exige que l’on critique la météo, la pelouse, la taille des cages du gardien, l’arbitrage ou le caractère « prémédité » du triplé de Lionel Messi. Et si cela ne suffit pas, il reste l’argument ultime : prétendre que le Maroc et Fouzi Lekjaa, président de la FRMF, sont à l’origine d’un complot universel.

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Le football en Algérie : un enjeu de communication interne

En Algérie, le football n’est pas qu’un sport. C’est un enjeu de communication interne. L’objectif n’est pas de briller par son soft power sur la scène internationale, mais de divertir le peuple. Peu importe si la performance de l’équipe algérienne est lamentable, il faut la glorifier. Après tout, elle n’est rien d’autre qu’une extension du pouvoir.

Une diversion globale pour chaque match

Alors que l’équipe nationale se prépare à affronter la redoutable Jordanie ce mardi 23 juin, la machine à complots tourne déjà à plein régime. L’entraîneur des Nashama n’étant autre que le Marocain Jamal Sellami, il sera sans doute qualifié « d’agent du Makhzen ». À moins que ce ne soit l’Autriche, que les Fennecs affrontent lors du dernier match de groupe le dimanche 28 juin, qui soit accusée d’avoir rejoint l’axe Rabat-Paris-Tel Aviv.

Le rayonnement par la violence et la répression

Alors que le pouvoir d’Alger musèle ses journalistes, il laisse ses supporters exporter une violence décomplexée de l’autre côté de l’Atlantique. Alors que la Coupe du monde 2026 bat son plein, les violences de Times Square et les provocations scatologiques de Kansas City tirent la sonnette d’alarme sur le « danger algérien ».

Le seul journaliste sportif détenu dans le monde

Cette haine est injectée par voie intraveineuse par les organes de propagande d’Alger. Confronté à une crise systémique interne, le pouvoir entretient méthodiquement une « mentalité de siège » dans laquelle les échecs internes, les critiques internationales et les déceptions sportives sont fréquemment attribués à des forces étrangères hostiles.

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Le déni des réalités du terrain

En interdisant la critique sportive sur son territoire, le régime d’Alger vient de prouver qu’il préfère sombrer dans la folie dictatoriale plutôt que d’affronter la dure réalité du terrain : un score de 3-0 ne peut être censuré par des communiqués de l’ANIRA. Pendant que l’ANIRA s’épuise à traquer la moindre vérité sur les plateaux de télévision d’Alger, le régime s’est offert un naufrage d’une tout autre envergure, cette fois en mondovision.

Une humiliation internationale

Mercredi 10 juin, à la veille du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, le patron de la FIFA, Gianni Infantino, a brisé le protocole festif à Mexico pour infliger une humiliation publique inédite à la junte militaire. Devant un parterre de correspondants internationaux médusés, Infantino a pointé une chaise vide, celle de Christophe Gleizes, 37 ans, journaliste français de So Foot condamné arbitrairement à sept ans de prison ferme pour « apologie du terrorisme » après un simple reportage sur la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK).

Le seul journaliste sportif détenu au monde

En le désignant solennellement comme « le seul journaliste sportif détenu au monde », la FIFA a jeté un projecteur destructeur sur le caractère répressif exceptionnel d’Alger, lui attribuant de facto une sinistre réputation internationale dont le pouvoir se serait bien passé. Briser des médias locaux à très faible portée n’y changera absolument rien.