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Iran : Trump confirme des négociations en cours malgré le démenti de Téhéran

Par Martin Neuville · Publie le 4 août 2026 · 5 min de lecture

Trump affirme des pourparlers en cours avec l’Iran

Lors d’un échange avec des journalistes à la Maison-Blanche, Donald Trump a annoncé que les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran se déroulaient à la demande de ce dernier, bénéficiant du soutien de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et du Qatar. «C’est la dernière chance qu’ont les Iraniens de signer un bon document», a-t-il déclaré.

Les priorités des discussions

Selon le président américain, les discussions se concentrent principalement sur la réouverture du détroit d’Ormuz, un événement qui pourrait survenir «dès demain». Une seconde phase des pourparlers aborderait ensuite le programme nucléaire iranien. Néanmoins, Donald Trump n’a pas précisé le lieu des négociations, l’identité des négociateurs, ni la nature exacte des contacts qu’il affirme être en cours.

Réactions de l’Iran

Peu avant ces déclarations, Donald Trump avait dénoncé sur son réseau social Truth Social la «duplicité incroyable» des dirigeants iraniens. «Ils demandent une rencontre, certains diraient qu’ils la réclament à genoux, les discussions commencent, d’autres sont prévues dans un futur immédiat, et ils déclarent publiquement et fièrement qu’aucune discussion n’a lieu», a-t-il écrit.

Menaces militaires et volte-face

Le président américain avait menacé quelques jours auparavant de «frapper fort» la République islamique, avant d’annoncer la suspension de bombardements massifs qu’il avait autorisés. Cette volte-face s’inscrit dans une série de menaces militaires et d’annonces de négociations observées au cours des dernières semaines.

Téhéran dément toute négociation

La réponse iranienne est intervenue lors du point de presse hebdomadaire du ministère des Affaires étrangères. «Nous ne négocions pas avec les États-Unis en ce moment. Nous négocions avec Oman pour sécuriser un passage dans le détroit d’Ormuz», a affirmé le porte-parole, Esmaïl Baghaï. Il a précisé qu’aucun négociateur iranien n’avait quitté le pays, à l’exception du ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, en déplacement en Irak.

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Les enjeux du détroit d’Ormuz

Le détroit d’Ormuz, un passage vital pour le commerce mondial des hydrocarbures, est actuellement en grande partie verrouillé depuis l’effondrement, début juillet, d’un protocole d’accord entre Washington et Téhéran. L’Iran n’autorise qu’un itinéraire longeant ses côtes, refusant un simple retour aux conditions de navigation antérieures à la guerre.

Les discussions avec Oman

Le sultanat d’Oman, qui avait ouvert une voie maritime alternative en juin, n’a pas fait de commentaires sur l’état des discussions. «Nous sommes sur le point de parvenir à un accord sur une route acceptable pour les deux parties, ni la route nord ni la route sud, dans le respect des droits souverains de chaque pays et avec la garantie de nos intérêts nationaux et de notre sécurité», a déclaré Esmaïl Baghaï.

Fluctuations des prix du pétrole

Les déclarations contradictoires de Washington et Téhéran ont maintenu une volatilité sur les cours du pétrole. Après une chute significative, les prix ont légèrement rebondi. Le Brent de la mer du Nord affichait une hausse de 1,3 %, atteignant 84,89 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate américain gagnait 1 %, à 81,11 dollars. Les analystes restent prudents, aucune avancée diplomatique concrète n’ayant été confirmée.

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Situation tendue dans le détroit d’Ormuz

La tension demeure dans le détroit d’Ormuz. Un navire marchand a signalé avoir été frappé par un «projectile inconnu», sans qu’aucun bilan humain ne soit immédiatement disponible.

Le blocus maintenu sans accord

Donald Trump a conditionné la suspension des frappes américaines à la conclusion rapide d’un accord avec Téhéran, notamment sur la navigation dans le détroit. Il a affirmé que celui-ci était «totalement contrôlé» par la marine américaine, avertissant que le blocus imposé aux ports iraniens ne serait levé qu’en cas d’«accord» ou de «capitulation totale».

Évolutions du conflit

Les hostilités ont débuté le 28 février avec une offensive américano-israélienne contre l’Iran. Bien que les combats aient diminué après le cessez-le-feu d’avril, ils ont repris au début du mois de juillet. Plusieurs médias américains rapportent que Washington préparait de nouvelles frappes contre des infrastructures énergétiques iraniennes, mais Donald Trump a déclaré y avoir renoncé suite à des appels à la retenue.

Conflit en mer Rouge

Le conflit s’est récemment étendu à la mer Rouge, où les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, ont annoncé un blocus contre les navires saoudiens et revendiqué plusieurs attaques contre des pétroliers et des installations énergétiques du royaume.