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Economie

Le Maroc, Champion d’Afrique de la Liberté d’Investissement

Par Laura Tournon · Publie le 6 septembre 2026 · 4 min de lecture

Le Maroc, leader économique en Afrique

Le Maroc confirme brillamment son rôle de locomotive économique du continent, se positionnant au sommet africain de l’Investment Freedom Index 2026. Selon les données fournies par la Heritage Foundation et relayées par la plateforme The Global Economy, le Royaume a réalisé une progression marquante, gagnant cinq points en une année pour atteindre une note de 80 sur 100. Cette avancée propulse le Maroc à la 17e place mondiale parmi 175 nations évaluées, le plaçant sur un pied d’égalité avec des économies européennes telles que l’Italie, la Lettonie et la Hongrie. Un quotidien marocain, L’Economiste, souligne : « Une telle performance témoigne d’un environnement des affaires assaini, caractérisé par une grande stabilité institutionnelle, une baisse significative de la bureaucratie et la garantie d’une totale liberté pour la circulation internationale des capitaux. »

Une modernisation législative réussie

Cette réussite est le résultat d’un vaste chantier de modernisation législative et opérationnelle. La mise en œuvre de la nouvelle Charte de l’investissement a été déterminante, introduisant un ensemble d’incitations financières sectorielles et territoriales, ainsi que des primes destinées à la création d’emplois. Parallèlement, le gouvernement marocain a œuvré à l’amélioration de l’écosystème entrepreneurial en simplifiant les démarches administratives, réduisant les délais de délivrance des autorisations et facilitant l’accès au foncier industriel.

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Les secteurs porteurs d’investissement

Sur le terrain, ces avancées structurelles attirent d’importants volumes de capital, principalement dirigés vers deux grands secteurs : les industries de pointe orientées vers l’exportation et le secteur des services et des infrastructures. En tête, la filière automobile, désormais premier poste d’exportation de l’économie nationale, devance les phosphates et continue d’attirer des investissements significatifs. L’Economiste précise : « L’année 2026 marque un tournant majeur avec l’essor de l’écosystème de l’électromobilité, matérialisé par l’implantation de gigafactories de batteries menées par des acteurs internationaux tels que Gotion ou Cobco.

Un secteur aéronautique en plein essor

Le secteur aéronautique, soutenu par la présence de grands noms du sous-traitement et de la maintenance, joue également un rôle clé dans cette dynamique. Des transferts de capitaux continuent de se diriger vers d’autres domaines tels que la chimie, le textile, l’agro-industrie, la pharmacie et le tourisme. Les énergies renouvelables, notamment le solaire, l’éolien, l’hydrogène vert et le dessellement de l’eau, attirent également l’attention de grands fonds souverains et de multinationales.

Une armature industrielle reconnue

Cette attractivité financière renforce une armature industrielle déjà saluée par la Banque africaine de développement, qui a désigné le Maroc comme la première puissance industrielle du continent dans son Indice d’industrialisation. Les analystes attribuent ce leadership à une diversification ciblée des métiers mondiaux, à la valorisation locale des ressources naturelles par des champions nationaux tels que le Groupe OCP, ainsi qu’au déploiement d’infrastructures de premier ordre, comme le complexe portuaire Tanger Med, les réseaux autoroutiers et la ligne ferroviaire à grande vitesse.

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Les défis à relever pour un avenir durable

Néanmoins, malgré cette avancée notable, les autorités et les observateurs internationaux s’accordent sur la nécessité de transformer ces acquis en créations nettes et durables d’emplois. Plusieurs défis majeurs restent à surmonter pour perfectionner le climat des affaires. L’adéquation entre l’offre de formation et la demande des industries de pointe nécessite une réforme de l’enseignement supérieur et la généralisation de dispositifs qualifiants tels que les Cités des Métiers et des Compétences. Par ailleurs, l’expérience de l’investisseur est encore entravée par des lourdeurs bureaucratiques et un manque d’interopérabilité entre les administrations, tandis que le coût de l’énergie non renouvelable constitue un défi concurrentiel face aux marchés asiatiques ou d’Europe de l’Est.