El Niño : Un phénomène en pleine intensification
El Niño s’est solidement installé et sa force s’accroît, avec des prévisions alarmantes concernant les températures et les précipitations dans les mois à venir. Selon la dernière mise à jour de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), ce phénomène pourrait engendrer des inondations, des sécheresses et des chaleurs extrêmes.
🌡️ El Niño is firmly established and will intensify into a very strong event in the coming months. WMO forecasts show ~100% likelihood that it will persist through February 2027.
A very strong El Niño ≠ same impacts everywhere.
🆕 WMO El Nino Update: https://t.co/KUPq04jjkT pic.twitter.com/PAx1EZTCOH
— World Meteorological Organization (@WMO) September 3, 2026
Ce phénomène devrait atteindre son apogée vers la fin de l’année 2026, avec une probabilité de près de 100 % qu’El Niño se maintienne jusqu’en février 2027, selon les prévisions de l’OMM.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a exprimé son inquiétude, déclarant que « la planète s’engage en eaux inconnues » et que les phénomènes météorologiques extrêmes deviennent la nouvelle norme.
Humanity is speeding towards a climate catastrophe.
That’s the stark warning from the latest @UNEP report.
Every fraction of a degree of warming will cost lives, deepen inequalities & push ecosystems closer to irreversible damage.
We must raise ambition, accelerate… pic.twitter.com/lRMtDWVXd2
— António Guterres (@antonioguterres) September 2, 2026
Des eaux en surchauffe
El Niño est un phénomène récurrent qui se manifeste tous les deux à sept ans. Les eaux de surface du centre et de l’est du Pacifique équatorial se réchauffent, entraînant des modifications significatives des régimes de vents, de pression et de précipitations à l’échelle mondiale.
Entre mai et juillet 2026, les températures de surface de la mer ont dépassé la moyenne de 1,5 °C, atteignant même jusqu’à 2,6 °C au-dessus des normales, témoignant du renforcement continu du phénomène.
Sous la surface, certaines zones ont enregistré des températures supérieures de plus de 8 °C à la moyenne. Ces données corroborent la persistance d’El Niño et la possibilité d’un renforcement à venir.
Historiquement, chaque épisode d’El Niño a eu des effets variés, intensifiant les sècheresses et les incendies dans des régions comme l’Amazonie, l’Amérique centrale, l’Indonésie et l’Australie, tout en perturbant la mousson en Inde ou provoquant des pluies diluviennes dans l’est de l’Afrique.
« Pas de temps à perdre »
Ce phénomène, en synergie avec le changement climatique induit par l’homme, exacerbe les événements météorologiques extrêmes. L’OMM précise que l’intensité d’El Niño ne détermine pas nécessairement la gravité de ses conséquences selon les régions.
Les prévisions pour la période de septembre à novembre 2026 indiquent une probabilité accrue de températures supérieures à la normale sur la plupart des terres émergées, ainsi que des précipitations correspondant à une réponse atmosphérique classique à un fort El Niño.
La secrétaire générale de l’OMM, Celeste Saulo, a averti que cet épisode d’El Niño pourrait avoir des conséquences dramatiques sur les populations et les économies mondiales, avec des effets déjà visibles à travers les sécheresses et les inondations.
« Cet épisode El Niño exceptionnel exige une préparation et une réponse exceptionnelles. Il n’y a pas de temps à perdre », a-t-elle ajouté. Antonio Guterres a souligné qu’une course contre la montre se joue désormais entre l’aggravation des risques et notre volonté d’agir pour le climat.
L’année qui suivra El Niño est généralement marquée par une libération de la chaleur accumulée dans l’océan, ce qui contribue à augmenter les températures mondiales. De nombreux climatologues prédisent que 2027 pourrait être l’année la plus chaude jamais enregistrée.