Une transition marquée par la polémique estivale
Depuis 2010, le parc automobile marocain était régi par un double système d’immatriculation. Les véhicules circulant au Maroc portaient une plaque spécifique, tandis que ceux destinés à la circulation internationale étaient dotés d’une plaque avec des caractères latins et le sigle « MA » distinctif.
Ce système a été remis en question à l’été 2025, lorsque des automobilistes marocains ont reçu des amendes en Italie et en Espagne en raison de plaques jugées non conformes. La NARSA a été contrainte d’organiser une conférence de presse pour clarifier que ces sanctions découlaient d’une réglementation existante depuis quinze ans. Par la suite, le ministère a permis l’utilisation de modèles internationaux sur le territoire national, tout en maintenant la dualité jusqu’à aujourd’hui.
Les nouveautés apportées par le nouveau modèle
Le nouveau format de plaques d’immatriculation intègre, en caractères latins majuscules, l’équivalent de la lettre arabe qui figure dans la partie secondaire de la plaque. Ce changement s’applique dès la publication de la décision à toutes les opérations d’immatriculation, qu’il s’agisse de véhicules achetés au Maroc ou importés, qu’ils soient neufs ou d’occasion. Ainsi, tout acquéreur d’une voiture neuve recevra immédiatement le nouveau format, et le changement s’appliquera également lors du transfert de propriété d’un véhicule d’occasion.
Les échéances à respecter
Les propriétaires de véhicules existants n’ont pas besoin de se précipiter chez un plaquiste, bien que les délais varient selon le type de plaque. Les plaques sans caractères latins resteront valables jusqu’à la première opération de transfert de propriété. En revanche, celles qui affichent des caractères latins accompagnés du signe « MA » devront être mises à jour avant une date précise : le 31 décembre 2026.
Un basculement imminent en 2027
À partir du 1er janvier 2027, un seul format de plaque sera en vigueur, qu’il s’agisse de contrôles routiers à Casablanca ou d’autoroutes espagnoles. Deux questions demeurent : le coût de la refabrication des plaques n’a pas été précisé, et il reste à savoir si les fabricants seront en mesure de répondre à la demande d’ici décembre. Il serait judicieux de ne pas attendre l’automne pour procéder aux démarches nécessaires.
