Conflit Américano-Iranien : Une Escalade Inquiétante
À l’issue d’une nouvelle nuit de bombardements américains meurtriers, suivis d’une riposte d’envergure, le président américain a averti mercredi que les États-Unis restaient prêts à frapper « à tout moment » la République islamique, qui a juré de « briser » l’ennemi américain.
Dès les premières heures de jeudi, l’armée du Koweït a indiqué sur X faire face à des « attaques hostiles de missiles et de drones » à la suite de l’« ignoble agression iranienne ».
تتصدى حالياً الدفاعات الجوية الكويتية لهجمات صاروخية وطائرات مسيرة معادية ، إثر العدوان الإيراني الاثم.
تنوه رئاسة الأركان العامة للجيش أن أصوات الانفجارات إن سمعت فهي نتيجة اعتراض منظومات الدفاع الجوي للهجمات المعادية.
يرجى من الجميع التقيد بتعليمات الأمن والسلامة الصادرة عن… pic.twitter.com/vMkIV1AKuF
— KUWAIT ARMY – الجيش الكويتي (@KuwaitArmyGHQ) September 3, 2026
« En réponse aux crimes commis par l’Amérique contre le peuple iranien, des attaques de missiles et de drones sont en cours contre des bases américaines au Koweït », a confirmé peu après la télévision d’État iranienne sur le même réseau social.
Après un mois d’accalmie, les hostilités ont repris dimanche dans un scénario récurrent depuis le début de la guerre déclenchée fin février, toujours sans issue diplomatique.
L’armée américaine a mené deux vagues de frappes dimanche et mardi soir, visant respectivement une tentative de miner le détroit d’Ormuz et des installations des Gardiens de la Révolution iranien, notamment des sites de radars et de défense anti-aérienne.
La seconde vague a causé au total 19 morts, dont sept membres des forces armées et des civils, faisant partie des bilans les plus élevés depuis plusieurs mois. Quatre personnes ont trouvé la mort lors d’un mariage dans le district de Sirik (sud-est), où près de 70 autres ont été blessées.
The footage capturing the US regime’s deadly strike on a wedding in Sirik, which killed at least five, among them a child. pic.twitter.com/ixpnLKnT8m
— IRNA News Agency ☫ (@IrnaEnglish) September 2, 2026
L’armée américaine n’a pas réagi à la frappe ayant touché le mariage, mais a insisté sur le fait de ne « jamais prendre pour cible des civils », contrairement aux Gardiens.
Pression Économique
Dénonçant un « crime de guerre », l’Iran a revendiqué des frappes contre des alliés des États-Unis dans la région, notamment la Jordanie, le Koweït, Bahreïn, l’Irak et les Émirats arabes unis.
L’Iran a prévenu les États-Unis qu’ils devaient maintenant s’attendre à une « nouvelle stratégie » visant à « briser les fondements » de l’ennemi, sans en préciser les détails.
Une nouvelle mise en garde a également été adressée à « tout pays coopérant avec l’armée américaine agressive ».
La reprise des bombardements contraste avec les déclarations récentes de l’administration Trump, qui affirmait vouloir privilégier la pression économique sur Téhéran et ses partenaires.
Le président américain éprouve des difficultés à trouver une issue à ce conflit très impopulaire aux États-Unis, où les élections de mi-mandat se tiendront en novembre. Ce conflit s’avère également très coûteux pour le budget américain.
Avant l’accalmie de cet été, l’opposition démocrate affirmait que les combats avaient asséché les stocks de munitions américains, ce que l’administration réfute.
« Nous avons détruit bien plus que leur radar. L’attaque a été très violente, et nous sommes prêts à en lancer une autre à tout moment », a averti mercredi Donald Trump.
« Détroit Trump »
Dans le détroit d’Ormuz, que le président américain a suggéré de rebaptiser « détroit Trump » avant d’assurer qu’il n’était pas sérieux, deux pétroliers ont pris feu après avoir heurté des mines, selon Téhéran.
The IRGC announced that two oil tankers struck mines and came to a halt after catching fire. The IRGC also warned that harsher penalties await shipping companies that choose to follow US provocations instead of complying with Iran’s maritime regulations
— IRNA News Agency ☫ (@IrnaEnglish) September 2, 2026
Cette voie, essentielle pour le transport d’hydrocarbures, est verrouillée par l’Iran depuis le début de la guerre.
En réponse, les États-Unis ont imposé un blocus aux ports iraniens, ainsi qu’un nouveau train de sanctions secondaires contre les partenaires commerciaux de Téhéran.
Ces mesures visent à exercer une « pression économique maximale » sur le pays, a insisté mercredi Chris Wright, le ministre américain de l’Énergie, lors d’un déplacement au Venezuela.
En Israël, le chef de la diplomatie Gideon Saar a assuré que son pays est prêt à riposter « avec force » à une éventuelle attaque iranienne, mais n’a « pas l’intention de rejoindre la guerre pour le moment ».
Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d’un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.