jeudi 1 octobre 2026
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Retrait de la Coalition Antijihadiste en Irak : Les Milices, un Défi Persistant

Par Martin Neuville · Publie le 1 octobre 2026 · 4 min de lecture

Retrait de la Coalition : Un Tournant pour l’Irak

Les forces de la coalition internationale ont été déployées en Irak et en Syrie en 2014 dans le but de combattre le groupe État islamique (EI), qui avait conquis de vastes territoires et commis d’innombrables atrocités. Après la victoire sur l’EI en Irak en 2017, suivie de celle en Syrie en 2019, les forces internationales sont restées pour traquer les derniers éléments du groupe. Cependant, en 2024, Bagdad et Washington ont décidé de mettre un terme à cette mission.

Le Retrait Progressif de la Coalition

La coalition a quitté la Syrie plus tôt cette année et a commencé son retrait d’Irak en 2025, réduisant sa présence à l’aéroport d’Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan. Le départ des dernières troupes est prévu pour ce mercredi.

Un Nouveau Chapitre pour l’Irak

Le Premier ministre irakien, Ali al-Zaïdi, a annoncé que le 1er octobre, lendemain du départ de la coalition, sera célébré comme la « Journée de la souveraineté ». Cela représente un « événement national qui marque l’aboutissement du parcours de l’Irak vers la souveraineté et renforce la présence de l’État et de ses institutions », ont déclaré les chefs des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire du pays. Ils ont également souligné la nécessité de traiter la question des « armes échappant à l’autorité de l’État ».

Le Défi du Désarmement

Arrivé au pouvoir au printemps, Ali al-Zaïdi s’est engagé à obtenir le désarmement des factions pro-iraniennes qui ont attaqué les forces américaines. Son gouvernement avait fixé au 30 septembre la date limite pour ce désarmement, estimant que le retrait de la coalition leur retirerait tout prétexte pour conserver leurs armes. Cependant, cette date a été repoussée, les négociations pour « réglementer » les armes étant encore en cours.

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Groupes Armés et Souveraineté

Bien que certaines factions aient annoncé l’intégration de leurs brigades au sein des institutions de l’État, plusieurs groupes armés influents ont refusé de désarmer. Ces groupes avaient conditionné leur désarmement au départ des troupes internationales et à la fin de l’influence américaine, tant sur le plan politique qu’économique. Le puissant groupe des Kataeb Hezbollah a déclaré que le retrait des « forces d’occupation » représente un premier pas vers l’obtention de la pleine souveraineté, mais a mis en garde le gouvernement de M. al-Zaïdi en soulignant que « un gouvernement qui n’œuvre pas pour le bien de son peuple sera renversé par tous les moyens possibles ».

Tensions Persistantes et Inquiétudes Régionales

Pendant des années, les forces de la coalition et les factions soutenues par Téhéran ont combattu l’EI. Cependant, une fois ce groupe défaite, la présence des troupes de la coalition est devenue une source de tension majeure entre les autorités irakiennes et les groupes armés pro-iraniens. Ces derniers ont exigé le retrait des forces internationales, ciblant les troupes et provoquant des frappes de représailles américaines qui ont coûté la vie à plusieurs de leurs chefs.

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Avec la montée des tensions au Moyen-Orient, notamment à la suite d’une offensive israélo-américaine en Iran, les groupes armés ont intensifié leurs attaques, s’attaquant principalement aux troupes de la coalition basées au Kurdistan. À Erbil, des citoyens kurdes expriment leurs inquiétudes, se demandant qui les protègera contre les drones qui ont déjà mené des frappes dans leur région autonome.