Rencontre des membres de la Coalition des Volontaires
La rencontre des États membres de la Coalition des volontaires, qui coïncide avec le 35e anniversaire de la proclamation de l’indépendance de l’Ukraine le 24 août 1991, sera coprésidée par le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne.
Pour cette occasion, Andy Burnham effectue son premier déplacement international en tant que chef du gouvernement britannique.
À Kiev, il sera rejoint par le président du Conseil européen, Antonio Costa, tandis que plusieurs autres dirigeants, y compris Emmanuel Macron, participeront aux discussions à distance. Cette rencontre se déroule dans un contexte de tensions croissantes, près de quatre ans et demi après le début de la guerre le 24 février 2022.
Face aux bombardements de l’armée russe, l’Ukraine intensifie ses frappes sur le territoire russe, ciblant principalement les infrastructures logistiques.
La plateforme de commerce en ligne Ozon a rapporté avoir subi des attaques pour la troisième journée consécutive, touchant cette fois quatre entrepôts dans le sud de la Russie.
Près de l’un de ces entrepôts, à Krasnodar, des débris sont tombés sur un centre d’accueil pour mineurs, entraînant la mort de deux enfants et blessant sept autres, selon les autorités locales.
Soutien européen face à l’agression
La Coalition des volontaires, initialement une initiative franco-britannique visant à rassembler des pays prêts à déployer des forces de maintien de la paix en Ukraine en cas de cessez-le-feu, s’est transformée en un forum de soutien aux Ukrainiens, surtout dans un contexte d’incertitude concernant les engagements des États-Unis sous la présidence de Donald Trump.
Ces dernières semaines, les forces russes ont intensifié leurs attaques sur Kiev avec des missiles balistiques, détruisant des immeubles d’habitation et causant de nombreuses pertes humaines.
Après chaque bombardement, qui force des milliers de personnes à se réfugier dans le métro, le président Volodymyr Zelensky appelle ses alliés à renforcer la défense antiaérienne de l’Ukraine.
« La Russie ne doit avoir aucun doute quant à notre détermination », a déclaré Andy Burnham dans un communiqué avant son arrivée à Kiev. « Nous ne céderons pas tant qu’une paix juste et durable ne sera pas établie », a-t-il ajouté.
La Russie réclame des concessions territoriales et politiques que l’Ukraine considère comme inacceptables, les voyant comme une capitulation qui mènerait à de nouvelles agressions.
M. Burnham devrait annoncer que Londres autorise l’entreprise de défense MBDA à divulguer des informations classifiées nécessaires pour aider l’Ukraine et la France à établir une production locale du missile de croisière de longue portée Scalp.
Parallèlement, le président français Emmanuel Macron a promis la livraison de nouveaux missiles intercepteurs.
Les missiles balistiques, tirés en masse par la Russie, sont très rapides et suivent une trajectoire en cloche à haute altitude, rendant leur interception difficile.
Pénurie de missiles et défis militaires
Les armes ukrainiennes ne permettant pas d’intercepter ces missiles, l’Ukraine dépend de systèmes avancés, notamment des Patriot américains, pour protéger son espace aérien.
Avant la réunion de lundi, Volodymyr Zelensky a signalé une réduction des livraisons de Patriot de près de 50 % depuis 2023, avec 364 missiles reçus l’année précédente.
« Pour 2026, les prévisions actuelles tablent sur 264 missiles », a précisé le président ukrainien, en révélant des chiffres habituellement confidentiels et en insistant sur une demande d’au moins 300 unités pour l’hiver à venir.
Les États-Unis, dont les stocks ont été réduits à cause de la guerre au Moyen-Orient, se montrent réticents à fournir d’importantes quantités de missiles.
Selon M. Zelensky, la Russie est capable de produire environ 100 missiles balistiques par mois.