Fin de la surveillance médicale en Irkoutsk
« La surveillance médicale de toutes les personnes ayant été en contact avec la patiente est terminée. Aucun trouble de santé lié à une pathologie infectieuse n’a été détecté », a déclaré Igor Kobzev, le gouverneur de la région d’Irkoutsk, via la messagerie Max. Cette région est le lieu de travail de la laborantine décédée.
Des analyses de laboratoire rassurantes
Selon M. Kobzev, près de 5 000 analyses de laboratoire ont été réalisées, et « aucune présence de micro-organismes pathogènes dangereux » n’a été signalée. Ces résultats visent à apaiser les inquiétudes suscitées par le décès de la technicienne de laboratoire, employée à l’Institut de lutte contre la peste d’Irkoutsk, en Sibérie.
Une infection d’origine communautaire
Le gouverneur a également confirmé que la jeune femme était décédée d’une « pneumonie contractée en communauté », ce qui signifie qu’elle a été infectée en dehors de son milieu professionnel. Il a précisé qu’elle était vaccinée et bénéficiait d’une immunité contre les infections graves avec lesquelles elle travaillait, tout en respectant les mesures de contrôle adéquates lors de la manipulation de micro-organismes pathogènes.
Pas de situation d’urgence signalée
Il a également été rapporté qu’« aucune situation d’urgence liée à la manipulation de micro-organismes pathogènes n’a été constatée au sein de l’institut ».
Réactions internationales
Lors d’une conférence de presse, le président américain Donald Trump a été interrogé sur une possible implication d’armes biologiques. « Nous allons le savoir très bientôt, mais nous ne pensons pas », a-t-il répondu, ajoutant que les autorités russes affirmaient que la situation était « totalement sous contrôle ». Une conversation avec Vladimir Poutine a été évoquée pour discuter de cette affaire.
Appels à la transparence
Marco Rubio, le secrétaire d’État américain, a souligné qu’il incombait à la Russie de fournir des informations plus détaillées sur les événements. Il a exprimé que toute infection en laboratoire susciterait des inquiétudes, surtout après la pandémie de Covid-19. Eva Hrncirova, porte-parole de la Commission européenne, a également appelé à une communication rapide et transparente. De son côté, Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur de l’OMS, a demandé des éclaircissements concernant les informations faisant état d’un deuxième employé atteint d’une pneumonie d’origine indéterminée.
Évaluation du risque
L’OMS a d’ores et déjà estimé que le risque était a priori faible pour la Russie et très faible pour l’Europe.
Clarifications du Kremlin
Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a affirmé que la majorité des informations circulant dans les médias concernant le décès de la laborantine étaient fausses. Par ailleurs, l’agence sanitaire russe Rospotrebnadzor a indiqué que les analyses post-mortem démontraient que la technicienne était décédée d’une pneumonie à l’origine indéterminée.
Rappel sur la maladie
La peste est une maladie infectieuse causée par des bactéries. La peste pulmonaire, qui est hautement contagieuse, peut s’avérer mortelle si elle n’est pas traitée rapidement, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).