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L'International

320 000 Manifestants en France lors de l’Acte III de la Colère Sociale, selon le Ministère de l’Intérieur

Par Martin Neuville · Publie le 1 novembre 2026 · 4 min de lecture

Une Mobilisation Importante en France

Entre 320.000 et 500.000 personnes ont manifesté le samedi 31 octobre en France, selon les chiffres des autorités et de l’intersyndicale de la jeunesse. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a déclaré que « les cortèges se sont bien déroulés », bien que des affrontements aient eu lieu dans la soirée.

Un Mouvement S’inscrivant dans la Durée

Cette troisième journée de mobilisation contre la vie chère s’inscrit dans le sillage du mouvement lycéen et étudiant. Les manifestants réclament notamment la suppression de la plateforme d’orientation Parcoursup, la rénovation des établissements scolaires et un nombre accru d’enseignants.

Une Colère Grandissante

La coordination des gilets jaunes, à l’origine de ces journées de mobilisation, a alerté sur la colère persistante dans le pays. À Paris, le parcours de la manifestation a été modifié au dernier moment par la justice. « Elle monte dans les lycées, les facs, sur les ronds-points, dans les quartiers, dans les champs et sur les lieux de travail. Et cette colère n’est pas entendue. »

Des Témoignages Évocateurs

Margaux, 35 ans, a exprimé son ressenti : « Au-delà des lycéens, de la vie chère, tout est compliqué. J’ai l’impression que le gouvernement n’en a rien à foutre, pour parler un peu vulgairement, et ne nous écoute pas. »

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Des Manifestations Animées

Les manifestants, pour certains grimés à l’occasion d’Halloween, ont d’abord marché dans une ambiance bon enfant, sous un soleil radieux, à l’écart des centres-villes. Ils étaient encadrés par d’importants effectifs policiers afin d’éviter une réédition des pillages et des dégradations de commerces survenues le 17 octobre.

Des Messages Forts

Parmi les pancartes aperçues dans les cortèges, des slogans tels que « Alerte climat de vie chère », « Pas besoin de lacrymo pour que notre avenir soit flou », et le désormais traditionnel « Les lycéens visent le bac, la BAC vise la tête » ont marqué les esprits.

Des Interpellations en Baisse

565 interpellations ont été comptabilisées sur l’ensemble du territoire, un chiffre en net recul par rapport à la semaine précédente. Le ministre de l’Intérieur a mis en cause des groupes « d’ultragauche » et dénoncé « la violence inouïe » de certains casseurs, tout en reconnaissant que les « cortèges s’étaient bien déroulés ». Il a qualifié d’« attempted murder » le lancement, à Paris, d’un cocktail Molotov contre un gendarme mobile, qui n’a été que légèrement blessé.

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Des Échauffourées à Marseille

À Marseille, bien que la manifestation n’ait pas été autorisée, des échauffourées ont eu lieu avec les forces de l’ordre suite à un parcours improvisé ayant réuni environ 10.000 personnes.

Des Manifestations Élargies

Des manifestations ont également eu lieu à Limoges, Grenoble ou La Rochelle, où Kai, 22 ans, a exprimé : « Dénoncer la vie chère, la précarité lycéenne et étudiante, la montée du fascisme et du racisme, et plus globalement toutes les formes de discrimination. »

Des Mesures de Sécurité Renforcées

Les forces de police restent en alerte en raison des festivités d’Halloween, avec des appels à se rassembler à Châtelet, dans le centre de Paris, circulant sur les réseaux sociaux. Un nouveau couvre-feu a été instauré dans certains secteurs de Paris pour les nuits de samedi à dimanche et de dimanche à lundi, de 23 heures à 6 heures, également appliqué dans plusieurs villes françaises.

Réglementation sur le Port du Masque

La loi autorise le port d’un masque dans l’espace public à l’occasion d’une fête, comme Halloween, mais l’interdit aux abords des manifestations présentant des risques de troubles à l’ordre public.