Incendie dans le parc naturel des Hautes Fagnes : une situation sous contrôle
Le porte-parole de la cellule de crise, Tony Hosmans, a annoncé que l’incendie dévastateur qui ravage le parc naturel des Hautes Fagnes « a pu être encerclé » et ne menace pas l’Allemagne. L’objectif des équipes de secours est de maîtriser le feu d’ici mercredi, « si possible avec un soutien aérien ».
Des dégâts considérables constatés
Déjà, environ 3.000 hectares ont été dévastés par les flammes. Les pompiers ont travaillé sans relâche dès la nuit de lundi à mardi pour établir un lien entre les fronts est et nord de l’incendie, malgré des conditions d’accès souvent difficiles. Selon Tony Hosmans, deux pompiers légèrement blessés ont pu rentrer chez eux mardi après avoir été hospitalisés.
Une lutte acharnée contre le plus grand incendie en Belgique depuis 1911
Une fois la jonction effectuée, les soldats du feu pourront avancer et éteindre cet incendie, le plus important en Belgique depuis 1911, lorsque les flammes avaient déjà ravagé la région des Hautes Fagnes. Le ministre belge de l’Intérieur, Bernard Quintin, a averti que l’extinction totale de l’incendie pourrait prendre encore « des semaines », en raison de la tourbe omniprésente dans ce parc naturel, qui a la capacité de brûler en profondeur.
Mobilisation des forces de police et intervention aérienne
Jour et nuit, nos services de police mettent tout en œuvre pour lutter contre l’incendie dans les Hautes Fagnes.
Depuis vendredi, plus de 300 policiers locaux et fédéraux ont été mobilisés. Chaque jour, environ 120 policiers sont actifs sur le terrain :
🚁 2 hélicoptères… pic.twitter.com/CR2XW0f8Ek
— Bernard Quintin (@BernardQuintin_) August 17, 2026
Des avions bombardiers d’eau en provenance de Norvège, d’Allemagne, de Suède et des Pays-Bas se sont mobilisés pour soutenir les efforts, mais ils ont été cloués au sol à plusieurs reprises à cause d’une couverture nuageuse basse, empêchant toute opération mardi.
Conditions météorologiques changeantes
La pluie intermittente sur la zone a contribué à ralentir la progression de l’incendie en augmentant le taux d’humidité, mais les conditions météorologiques ont gravement perturbé le soutien aérien. Tony Hosmans a précisé qu’« aucune amélioration notable » des conditions n’est attendue mercredi.
Étrépage et intervention des pompiers
Durant la nuit de lundi à mardi, les pompiers ont mis en œuvre une tactique d’étrépage, consistant à retirer la couche superficielle du sol pour diminuer la charge inflammable. Ils comptent également sur des moyens aériens, dont deux hélicoptères norvégiens arrivés sur place, mais leur décollage dépend des conditions météorologiques.
Bien que la pluie soit de retour dans l’est de la Belgique, ce qui aide à ralentir l’incendie, elle entraîne également un plafond bas, limitant ainsi l’intervention des moyens aériens. « L’inconvénient, c’est qu’elle entraîne un plafond bas et diminue l’intervention des moyens aériens », a souligné Tony Hosmans lors d’une conférence de presse.
Retour des habitants et situation actuelle
Malgré ces conditions changeantes, les autorités restent optimistes. « A ce stade, le feu demeure contenu », ont-elles assuré dans un communiqué. Lundi soir, des habitants de Sourbrodt, évacués de manière préventive, ont pu regagner leur domicile. En revanche, le retour des habitants des hameaux de Küchelscheid et Leykaul, situés près de la frontière allemande, reste interdit pour des raisons de sécurité.
Récits de ceux touchés par l’incendie
Monika Schieren, une Allemande de 63 ans, était en vacances dans les Hautes Fagnes lorsqu’elle a reçu l’ordre d’évacuation. « Nous avons dû quitter la maison immédiatement, et nous n’avons rien pu emporter avec nous », a-t-elle témoigné à l’AFP. Il y a cinq ans, elle avait déjà dû abandonner sa maison en Allemagne à cause de crues. « Nous avons déjà traversé une inondation une fois, et maintenant nos vacances sont fichues », a-t-elle déploré.
Un été marqué par la chaleur et la sécheresse
La Belgique, tout comme une grande partie de l’Europe, a été touchée cet été par des épisodes de fortes chaleurs et de sécheresse, le mercure atteignant jusqu’à 37°C dans certaines régions à la fin de la semaine dernière.