Accord de paix : les enjeux pour Israël et le Hamas
Un nouvel accord semble se dessiner dans le conflit israélo-palestinien, visant à répondre aux préoccupations d’Israël. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, confronté à une campagne de réélection difficile, a exprimé son refus du dernier volet d’un plan américain pour la sortie de guerre dans la bande de Gaza.
Le Hamas et le désarmement
Le mouvement islamiste palestinien, le Hamas, avait donné son accord fin juillet à une feuille de route qui prévoit son démantèlement et le retrait israélien de la majorité du territoire palestinien, actuellement occupé à plus de 60 % par Israël.
Lors d’une rencontre dimanche, Jared Kushner, gendre de Donald Trump, a échangé avec des membres de la direction du Hamas, mettant l’accent sur le besoin de désarmement du mouvement et appelant à des mesures « vérifiables ».
Selon un haut responsable israélien, MM. Netanyahu et Kushner ont convenu qu’aucun redéploiement ni aucune reconstruction ne sera envisagé à Gaza tant que le Hamas n’aura pas été désarmé sur l’ensemble du territoire.
Supervision du désarmement
Il a également été décidé que la première étape vers la démilitarisation de Gaza consisterait à demander au Hamas de remettre ses armes, lesquelles seraient détruites sous la supervision d’un général américain, comme l’a précisé ce responsable.
Accompagné de membres du « Conseil de paix » de Donald Trump, dont l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, M. Kushner a souligné que chaque arme collectée serait totalement mise hors service.
Paix à Gaza: Benjamin Netanyahu assure qu’il n’y aura pas de retrait israélien sans le désarmement du Hamashttps://t.co/7KjAyCEf6D
— BFM (@BFMTV) August 17, 2026
Un avenir sans le Hamas à Gaza
L’administration Trump a nommé le général américain Jasper Jeffers à la tête de la Force internationale de stabilisation (ISF), qui devrait se déployer à Gaza dans le cadre du plan présidentiel soutenu par l’ONU, ayant conduit à un cessez-le-feu fragile en octobre 2025.
Selon la feuille de route publiée par le Conseil de paix en juillet, le désarmement du Hamas devrait se faire en parallèle avec le retrait israélien et sous la supervision d’un organe palestinien, le Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG).
En rejetant ce texte, M. Netanyahu a exigé un désarmement « véritable » du Hamas, suite à l’attaque sans précédent du 7 octobre 2023 qui a déclenché la guerre à Gaza.
Au pouvoir dans la région depuis 2007, le Hamas a annoncé en juillet sa volonté de dissoudre son administration civile et de transférer ses responsabilités au NCAG.
M. Kushner a insisté sur l’absence de tout rôle futur du Hamas dans la gouvernance de Gaza, selon des sources proches des négociations.
Le mouvement palestinien a appelé à exercer des pressions sur M. Netanyahu pour permettre la mise en œuvre de la feuille de route, selon un responsable du Hamas.
BREAKING: Hamas says it called on Board of Peace to ‘compel’ Israel to accept Gaza plan
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— Al Jazeera Breaking News (@AJENews) August 16, 2026
Appels à l’escalade
Parallèlement, le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a exhorté à la poursuite des opérations israéliennes à Gaza, proposant de mener des « éliminations ciblées » chaque nuit.
« Je pense que nous devrions en éliminer 30 ou 40 », a-t-il déclaré, soulignant que ces actes ne devraient pas se limiter à ceux qui représentent une menace immédiate.
Les conséquences humanitaires
Le président Isaac Herzog, bien que ses fonctions soient majoritairement honorifiques, a salué les efforts du Conseil de paix pour garantir un avenir plus sûr dans la région. Pendant ce temps, le Hamas et Israël s’accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu, alors que Gaza est en proie à une crise humanitaire.
Depuis le début de la trêve, au moins 1 265 Palestiniens ont perdu la vie, selon le ministère de la Santé de Gaza, dont l’ONU juge les chiffres fiables. Du côté israélien, cinq soldats et un contractuel du ministère de la Défense ont été tués.