«Si Oman se met en travers de notre chemin, on va leur bombarder la gueule», a déclaré le président américain au journaliste de Fox News Trey Yingst, selon sa publication sur X, en réponse à une question concernant les échanges en cours entre les deux pays.
President Trump told Fox News that Iran should « put up the white flag of surrender. »
« I have no time schedule, » Trump added. « I’m not in a hurry…the midterms have nothing to do with my thinking. »
The President confirmed there is a direct backchannel with IRGC officials.… pic.twitter.com/OAHFVWSQFs
— Trey Yingst (@TreyYingst) August 17, 2026
Depuis le début du conflit contre l’Iran fin février, le président américain s’est illustré par des déclarations frappantes souvent sans lendemain.
Des responsables iraniens et omanais sont en pourparlers depuis plusieurs semaines afin de parvenir à un accord concernant la circulation des navires à travers le détroit, un axe stratégique qui, avant la guerre, voyait transiter environ un cinquième des hydrocarbures mondiaux.
Le sultanat d’Oman, en cultivant une position de neutralité dans cette région particulièrement tendue, a joué un rôle de médiateur dans de nombreux conflits, notamment ceux de l
Face à ces tensions croissantes, le président turc Recep Tayyip Erdogan a discuté par téléphone avec son homologue américain, soulignant l’importance de recourir à la diplomatie et réaffirmant le soutien de la Turquie aux efforts de paix.
«Je pense que, au final, ses menaces contre Oman ne sont que le reflet de sa frustration devant la situation qu’il a créée, dans laquelle il n’a aucune bonne option», a analysé Nate Swanson, de l’Atlantic Council’s Iran Strategy Project, cité par le New York Times. «Il réagit simplement par réflexe, et cette fois, c’est Oman qui s’est retrouvé dans le viseur».
As Iran Truce Expires and Options Shrivel, Trump Lashes Out https://t.co/Q0w1LUneRX via @NYTimes
— Speak Out for Democracy (@DonBurgers) August 17, 2026
Sur le marché asiatique, le pétrole poursuivait son ascension face à ces menaces : à 02H30 GMT, le baril de WTI nord-américain s’inscrivait en hausse de 0,6% à 84,99 dollars, tandis que celui de Brent de la mer du Nord, référence mondiale, prenait 0,4% à 91,22 dollars.
Pas «beaucoup de confiance»
Téhéran verrouille le détroit d’Ormuz de manière quasi continue depuis l’attaque israélo-américaine qui a déclenché la guerre au Moyen-Orient. En réponse, les États-Unis ont imposé un blocus des ports iraniens.
Donald Trump insiste sur le fait que les États-Unis ont le contrôle de cette voie maritime, une affirmation que Téhéran a rejetée comme un mensonge.
Récemment, il a suggéré qu’il pourrait déclarer le détroit d’Ormuz «territoire des États-Unis» une fois la guerre remportée, bien que son ton laissait entendre qu’il plaisantait.
President Donald Trump said he may soon declare the Strait of Hormuz “a territory of the United States” after what he described as defeating Iran, escalating his rhetoric over the strategic waterway at the centre of the U.S.–Iran conflict. Trump offered no legal or operational… pic.twitter.com/TbqIz9Rkjy
— Hindustan Times (@htTweets) August 15, 2026
«Le détroit d’Ormuz a été iranien, est iranien et restera iranien. Ce détroit ne sera ouvert et fermé que sur ordre de l’Iran», a martelé Téhéran ce week-end.
«Les pourparlers entre l’Iran et Oman se poursuivent de manière sérieuse», a indiqué un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères. «Des échanges de vues ont lieu sur le texte de la déclaration conjointe».
Washington et Téhéran sont également en discussion : l’émissaire américain Jared Kushner a qualifié les échanges de «très positifs et animés», tout en admettant qu’il n’y avait pas «beaucoup de confiance» entre les deux parties, qui s’engagent néanmoins «très sérieusement».
Donald Trump a également lancé un appel sur Fox News, exhortant l’Iran à «hisser le drapeau blanc de la capitulation». «Je ne suis pas pressé», a-t-il ajouté, affirmant que les élections législatives de mi-mandat en novembre «ne changent rien à (ses) réflexions».
Trey Yingst, le reporter de Fox News, a également rapporté que Donald Trump a reconnu l’existence d’une ligne de communication directe entre Washington et les Gardiens de la Révolution, la puissante armée idéologique de l’Iran.