samedi 22 août 2026
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Iran : Washington exhorte ses alliés et la Chine à s’unir pour une offensive économique

Par Martin Neuville · Publie le 22 août 2026 · 4 min de lecture

Réaction de l’Iran face aux sanctions américaines

Le ministère iranien des Affaires étrangères a réagi en accusant Washington de «terrorisme économique», comme l’a rapporté l’agence officielle Irna. Cette déclaration souligne les tensions persistantes entre les deux nations, exacerbées par les sanctions imposées par les États-Unis.

Menaces de Washington

Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a averti sur X que «tout pays qui maintiendrait un lien avec Téhéran précipiterait sa propre économie vers les oubliettes». Cette menace vise non seulement l’Iran mais également les nations qui pourraient envisager de collaborer avec ce dernier.

Détails des mesures à venir

Sans fournir d’informations précises sur les mesures envisagées, Scott Bessent a précisé lors d’un entretien avec CNBC que les pays ne soutenant pas cette offensive seraient considérés comme «contre nous». Lundi, une conférence de presse est prévue pour détailler comment les États-Unis prévoient d’intensifier la pression sur l’économie iranienne.

Une nouvelle phase de pression économique

Le vice-président JD Vance a déclaré lors d’un podcast conservateur : «Nous sommes en quelque sorte entrés dans une nouvelle phase, où l’outil le plus efficace dont nous disposons est la pression économique que nous pouvons leur imposer». Il a également souligné que cette situation serait «une danse délicate», car l’Iran pourrait tenter de réagir par des mesures économiques.

Sanctions contre le Hezbollah

Washington, déjà engagé dans un blocus maritime et de nombreuses sanctions contre l’Iran, a récemment annoncé de nouvelles mesures visant un réseau de financement du Hezbollah au Liban, mettant en avant ses liens avec les Gardiens de la Révolution iraniens. Le Trésor américain a ainsi sanctionné dix personnes impliquées dans un réseau accusé d’avoir transféré plusieurs centaines de millions de dollars entre le Liban, la Turquie, les Émirats arabes unis et l’Iran.

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Pression sur la Chine

Sur CNBC, Scott Bessent a appelé la Chine à «se mettre au diapason» des efforts américains. Il a affirmé : «Nous allons faire chuter ce régime» en Iran, un objectif que Washington avait déjà avancé en début de conflit. Bien que les États-Unis exercent une pression économique maximale, il a reconnu que cela pourrait réduire la nécessité de nouvelles opérations militaires.

Relations avec les alliés régionaux

Washington fait face à des défis supplémentaires alors que ses options militaires se réduisent et que la diplomatie stagne. Donald Trump a promis une «opération économique la plus écrasante jamais entreprise» contre l’Iran, menaçant de conséquences économiques tout pays fournissant une «bouée de sauvetage» à Téhéran. Pendant ce temps, l’armée américaine a annoncé l’arrivée du porte-avions USS George Washington au Moyen-Orient en remplacement de l’USS Abraham Lincoln, soulignant la pression exercée par plusieurs mois de conflit sur les ressources américaines.

Les enjeux économiques de la Chine

La Chine représente un enjeu majeur dans cette dynamique, absorbant plus de 80% du pétrole iranien exporté par voie maritime. Malgré les sanctions, Téhéran continue d’exporter du pétrole grâce à une «flotte fantôme» et des circuits alternatifs pour échapper aux contrôles américains.

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Réactions chinoises et perspectives

La capacité de Washington à rallier Pékin à sa «guerre économique» jouera un rôle déterminant dans le rapport de force entre les deux superpuissances. Des sanctions contre des entreprises ou institutions financières chinoises pourraient entraîner des représailles commerciales. La Chine a d’ores et déjà rejeté l’appel américain, plaidant pour une solution politique et diplomatique.

Les défis pour l’Iran et ses partenaires commerciaux

Les Émirats arabes unis ont annoncé la suspension de «tous les échanges commerciaux et les transactions financières» avec l’Iran, tandis que la Turquie, l’Irak et d’autres pays de la région maintiennent des relations commerciales significatives avec Téhéran. Leur position sera déterminante pour l’efficacité des sanctions américaines et la capacité de l’Iran à les contourner.

Impact sur l’économie iranienne et américaine

Enfin, l’économie iranienne, déjà fragilisée par près d’un demi-siècle de sanctions, subit une pression accrue en raison du conflit. Les États-Unis ressentent également les effets de cette situation, avec des prix du carburant en hausse, une dette record et des coûts d’emprunt qui mettent à l’épreuve l’administration de la Maison-Blanche.