mardi 1 septembre 2026
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Les Arabes et le Conflit Russe en Ukraine

Par Martin Neuville · Publie le 1 septembre 2026 · 4 min de lecture

Une tension croissante : la guerre en Ukraine et ses répercussions pour les pays arabes

Alors que le bras de fer entre la Russie et l’Europe autour de l’Ukraine semble s’acheminer vers une confrontation généralisée avec l’OTAN, les pays arabes observent cette évolution militaire avec une attention particulière. Ils se préparent à affronter les conséquences militaires et économiques qui pourraient en découler.

Conséquences économiques de la guerre sur le monde arabe

Tant que le conflit entre la Russie et l’Ukraine demeurait confiné à l’espace européen, les pays arabes étaient principalement touchés sur le plan économique. Les prix de l’énergie et des céréales ont connu une flambée considérable, affectant directement leur économie.

Une neutralité complexe

Depuis le début du conflit, les pays arabes ont adopté une position de neutralité, cherchant à équilibrer leur dénonciation de la violation de la souveraineté des États tout en évitant d’appliquer le régime de sanctions internationales contre Moscou. Cette attitude leur permet d’évoluer dans une zone grise, restant ni pro-Poutine ni pro-Zelensky.

Le Maroc : un exercice diplomatique délicat

Pour le Maghreb, ce conflit représente un véritable défi diplomatique. Le Maroc, fidèle à son refus des solutions militaires, a su maintenir de bonnes relations avec les deux belligérants. Sa neutralité positive lui a permis d’éviter les foudres des Européens et des Américains, qui cherchent à voir des sanctions appliquées à la Russie.

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La position turque : un parallèle intéressant

La position du Maroc présente des similitudes avec celle de la Turquie, membre de l’OTAN, qui a également choisi de ne pas appliquer les sanctions contre la Russie. Ce choix souligne une volonté de préserver ses propres intérêts géopolitiques malgré les tensions internationales.

La situation algérienne : une diplomatie en difficulté

À l’inverse, le régime algérien a affiché une diplomatie brouillonne et improvisée. Ses achats massifs d’armes à la Russie ont suscité des critiques, le plaçant en porte-à-faux avec les Ukrainiens et ses alliés européens. Ce comportement a donné l’impression d’une trahison envers les pays occidentaux tout en déstabilisant ses relations avec Moscou, notamment lorsqu’il a vendu du gaz et du pétrole à l’Europe à des prix préférentiels.

«Alger a ainsi donné cette terrible impression de trahir les Ukrainiens, les Européens et les Américains en finançant la guerre de Poutine, mais aussi la Russie en vidant de sa substance sa stratégie d’influence contre l’Europe.»

— Mustapha Tossa

Les Émirats : une diplomatie active

Dans le Golfe, les Émirats arabes unis se distinguent par une diplomatie active, jouant un rôle de médiateur entre les Ukrainiens et les Russes. Abou Dhabi a facilité des rencontres visant à trouver un compromis et a même organisé des échanges de prisonniers, tout en s’engageant dans l’aide humanitaire pour les Ukrainiens.

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Un équilibre délicat entre sanctions et alliances

La stratégie des Émirats repose sur le refus des sanctions unilatérales occidentales contre la Russie, tout en préservant leur alliance sécuritaire avec les États-Unis. Dubaï est devenu un refuge pour l’élite économique russe cherchant à contourner les contraintes du système financier occidental.

Les conséquences économiques pour les pays arabes

Les pays arabes, bien qu’éloignés du conflit, subissent les conséquences économiques de cette guerre. Les perturbations sur les chaînes d’approvisionnement mondiales, notamment en matière d’énergie et de céréales, ont des répercussions directes sur leur économie et leur stabilité.

Une position ambivalente sur la scène internationale

La guerre entre la Russie et l’Ukraine ne semble pas être directement liée aux intérêts des pays arabes, ni à ceux du Sud global. Néanmoins, les impacts économiques et les effets déstabilisateurs sur les chaînes d’approvisionnement sont indéniables, posant un défi supplémentaire pour ces nations.