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Négociations Iran-États-Unis : Reprise des Discussions après les Funérailles de Khamenei

Par Martin Neuville · Publie le 2 juillet 2026 · 4 min de lecture

Commémoration et négociations : l’Iran et les États-Unis sur une voie délicate

Révérences funèbres et pourparlers politiques

La semaine de deuil pour l’ancien guide suprême iranien, assassiné le 28 février lors du lancement de l’agression israélo-américaine contre Téhéran, débute ce samedi. Ce tragique événement a été le catalyseur d’un conflit régional.

Suite à cette période de commémorations, des négociations pour mettre fin à la guerre de manière durable seront organisées « dans les plus brefs délais« , selon les déclarations conjointes des ministères des Affaires étrangères du Qatar et du Pakistan. Les sujets sensibles tels que le détroit d’Ormuz et le programme nucléaire iranien seront abordés.

Progression des négociations

Les médiateurs ont déclaré mercredi à Doha avoir tenu « des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs » concernant le protocole d’accord signé le 17 juin. Depuis la signature de ce texte, Washington et Téhéran sont engagés dans des pourparlers censés durer 60 jours, un délai renouvelable.

Selon l’agence officielle iranienne Irna, ces pourparlers ont permis à l’Iran d’obtenir des produits nécessaires grâce à une partie de ses avoirs gelés au Qatar. Un canal de communication pour signaler et recenser les éventuelles violations du protocole d’accord sera mis en place dès jeudi.

Les impressions du président américain

Le président américain Donald Trump a fait état de « très bonnes réunions« , malgré le refus de l’Iran de négociations directes. Il a ajouté que la dénucléarisation de l’Iran avance bien. « On les a frappés très dur » a-t-il affirmé, mais « on s’entend très bien« .

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Les obsèques de l’ayatollah Khamenei

Initialement prévues début mars, les funérailles de l’ayatollah Khamenei, qui a dirigé la République islamique d’Iran pendant près de 37 ans, ont été reportées à cause de la guerre. Sa dépouille sera exposée à partir de samedi à la Mosalla de Téhéran, complexe monumental dont la façade est ornée de portraits géants de l’ayatollah, ont constaté des journalistes. Les autorités attendent entre 15 et 20 millions de personnes dans la capitale.

Tensions persistantes

Malgré la signature du pacte entre Washington et Téhéran qui a réduit l’intensité du conflit, des tensions notables persistent. Les questions du nucléaire iranien et de la gestion du détroit d’Ormuz sont particulièrement préoccupantes. En effet, des navires ont été attaqués malgré le protocole d’accord. L’Iran insiste pour imposer un droit de passage sous une forme ou une autre, une mesure que les États-Unis jugent inacceptable.

Le rôle du Moyen-Orient

Le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a fait état mercredi d’une réunion à Bahreïn avec des responsables de la Défense de 12 pays, principalement du Golfe, portant sur la sécurité. « Les responsables ont souligné leur engagement commun en faveur de la libre circulation du commerce à travers le détroit d’Ormuz« , a indiqué le Centcom.

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Le vice-ministre des Affaires étrangères iranien Kazem Gharibabadi, présent à Doha pour les pourparlers techniques, a rétorqué jeudi que le détroit, voie stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures, était « sous le commandement de l’Iran, non du Centcom« . « La sécurité de la région sera assurée par la fin des interventions et le retrait des Etats-Unis de la zone, le respect de la souveraineté des pays et l’acceptation des nouvelles réalités géopolitiques, pas sous le parapluie militaire de l’Amérique« , a-t-il déclaré.

Le front libanais

Sur le front libanais, que Téhéran a exigé d’inclure dans les pourparlers, un accord-cadre pour une « paix durable » a été signé la semaine dernière à Washington. Le texte signé entre Israël et le Liban conditionne un retrait d’Israël du sud du pays – où ses troupes sont entrées au début du nouveau conflit avec le Hezbollah pro-iranien – au désarmement de ce dernier, qui s’y refuse.

Le Liban a été entraîné dans le conflit le 2 mars, quand le Hezbollah a mené des tirs sur le nord d’Israël en soutien à l’Iran, visé par l’offensive américano-israélienne. Les bombardements et opérations israéliennes ont depuis fait plus de 4.200 morts, selon Beyrouth.