Chute de 85 conteneurs d’un navire libérien à l’entrée du Port de Casablanca
Un navire battant pavillon libérien, le Ionikos, a récemment quitté le port de Casablanca après avoir déchargé une cargaison en provenance de Chine. En route vers l’Espagne, le navire a été secoué par une forte houle, entraînant le déséquilibre de plusieurs conteneurs empilés sur le pont.
Le Ionikos, un porte-conteneurs appartenant à la société maritime grecque Dioryx Maritime Corp, mesure environ 258 mètres de long pour une largeur de 32 mètres. Avec une capacité de transport d’environ 4.300 conteneurs (EVP) et un tonnage brut supérieur à 40.000 tonnes, ce navire opère sur plusieurs lignes reliant les ports d’Europe, de Méditerranée et d’Afrique du Nord.
Au total, 85 unités ont chuté en mer, certaines à proximité immédiate de la zone portuaire et d’autres emportées par les courants vers la côte.
Des conteneurs ont été repérés près de la corniche et de la marina de Casablanca, transportant divers produits tels que des céréales et du mobilier.
Pour assurer la sécurité de la navigation et des biens, un dispositif de surveillance a été mis en place par les autorités locales et différentes forces telles que les douanes, la protection civile, la Gendarmerie royale et la Marine royale.
L’autorité portuaire maintient la suspension de l’entrée et de la sortie des navires pour des raisons de sécurité, alors que le bassin portuaire est partiellement obstrué par les conteneurs tombés à la mer.
Cet incident survient après une période d’encombrement historique au port de Casablanca due à des conditions météorologiques défavorables, mettant en lumière la nécessité de processus efficaces pour gérer de telles urgences et limiter les impacts sur la chaîne logistique.
Des coûts potentiels importants
L’impact économique de cet incident reste à évaluer, sachant que chaque jour d’immobilisation de navires commerciaux au port de Casablanca entraîne des coûts significatifs, tels que les surestaries pouvant atteindre entre 15.000 et 25.000 dollars par navire et par jour.
Une réunion est prévue avec l’Agence nationale des ports pour discuter de la situation et tenter de limiter l’application des surestaries en cas de circonstances exceptionnelles ou de force majeure.














































