Accueil Economie Le Maroc peut atténuer les chocs des marchés pétroliers selon Nadia Fettah

Le Maroc peut atténuer les chocs des marchés pétroliers selon Nadia Fettah

13
0

La stratégie économique du Maroc face aux tensions géopolitiques : Entretien avec la ministre de l’Économie et des Finances

Dans un entretien accordé à RFI le 5 mars 2026, la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, a détaillé la posture économique du Maroc face aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient, cela dans un contexte où le spectre d’une flambée des prix du pétrole, associé aux tensions sur les chaînes logistiques internationales, ravive les inquiétudes dans de nombreux pays importateurs d’énergie.

Stratégie Prudente et Anticipation

Pour le Maroc, fortement dépendant des importations d’hydrocarbures, la question est stratégique. Mais le Royaume entend aborder cette période géopolitique avec prudence et anticipation.

Solidarité Diplomatique et Réaction Responsable

La ministre de l’Économie et des Finances a d’abord tenu à replacer la position du Royaume dans un cadre politique et humain plus large. «L’ensemble du Maroc observe cette escalade avec consternation, en ayant une pensée particulière pour les civils qui paient toujours un lourd tribut en période de crise», a-t-elle déclaré.

La responsable gouvernementale a rappelé que le Royaume avait déjà exprimé sa position au plus haut niveau de l’État. «Le Souverain a personnellement contacté les chefs d’État des pays frères et amis afin de leur faire part de notre soutien et de notre solidarité», a indiqué Nadia Fettah, soulignant la dimension diplomatique de la réaction marocaine face à l’escalade régionale.

Gestion Macroéconomique et Anticipation des Crises

La ministre insiste sur l’impératif économique sur l’anticipation des conséquences potentielles d’un conflit susceptible d’affecter les marchés mondiaux de l’énergie.

«En tant que ministre de l’Économie et des Finances, il est essentiel de rester extrêmement attentive à ce qui se passe, car notre responsabilité est d’anticiper et de gérer les éventuels impacts de cette crise sur notre pays, sur les populations et sur notre économie», a-t-elle affirmé.

Résilience Économique et Instruments de Gestion

Selon Nadia Fettah, cette succession d’épisodes a permis de renforcer les instruments de gestion macroéconomique du Royaume. «Le Maroc a démontré la résilience de son économie face aux crises. Nous disposons aujourd’hui de réserves d’hydrocarbures et de réserves de change», a-t-elle expliqué.

Lire aussi:  L'ONEE opte pour McKinsey et Ernst & Young pour sa transformation institutionnelle

Gestion du Coût de l’Énergie et Politiques Publiques

L’un des axes centraux concerne la gestion du coût de l’énergie, qui demeure un facteur déterminant pour le pouvoir d’achat et pour la compétitivité des entreprises.

«Nous avons déjà expérimenté certains dispositifs pour maîtriser le coût de l’énergie ou celui du transport public», a rappelé Nadia Fettah.

Stabilité Économique et Confiance des Investisseurs

Au contraire, la stabilité du Royaume apparaît, dans ce contexte international tendu, comme un facteur de confiance pour les investisseurs.

«Le Maroc est reconnu pour sa stabilité. Cette stabilité économique et politique contribue à rassurer les opérateurs économiques, qu’ils soient nationaux ou internationaux», a déclaré Nadia Fettah.

La transition énergétique comme réponse structurelle

Au-delà de la gestion conjoncturelle des crises, le Maroc mise surtout sur une transformation structurelle de son modèle énergétique. Pour un pays importateur net d’hydrocarbures, la transition énergétique constitue en effet un levier stratégique de souveraineté économique.

Selon Nadia Fettah, le Maroc a engagé une stratégie particulièrement ambitieuse dans ce domaine. «D’ici 2030, 52% de notre mix énergétique proviendra des énergies renouvelables», a-t-elle rappelé.

Aujourd’hui, les énergies renouvelables représentent environ 42% de la capacité électrique installée du pays, grâce au développement massif des infrastructures solaires et éoliennes. Ce basculement progressif du système énergétique vise à réduire la dépendance aux importations d’énergie tout en positionnant le Maroc dans les nouvelles chaînes de valeur de la transition climatique.

À travers ce secteur émergent, le Royaume ambitionne de devenir un fournisseur potentiel d’énergie propre pour l’Europe, tout en stimulant l’industrialisation locale.

Dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques, la stratégie économique du Maroc repose désormais sur un triptyque clair: stabilité politique, anticipation macroéconomique et transformation structurelle. Pour Nadia Fettah, l’objectif reste constant.

éléments visuels comme des images ou des citations pour rendre l’article plus attractif pour les lecteurs.

Comment devenir journaliste : les étapes à suivre

Devenir journaliste est le rêve de nombreux passionnés de l’écriture et de l’information. Mais comment y parvenir ? Quelles sont les étapes à suivre pour se lancer dans ce métier exigeant mais passionnant ?

Lire aussi:  Officiel : Cash Plus prévoit son introduction en Bourse de Casablanca avec une offre de 750 millions de dirhams

1. Se former

La première étape pour devenir journaliste est de se former. Il est recommandé de suivre des études en journalisme, communication ou en sciences politiques. De nombreuses écoles et universités proposent des formations spécialisées dans ce domaine. Il est également possible de se former sur le terrain en réalisant des stages dans des rédactions ou en travaillant pour des médias locaux.

2. Développer ses compétences

Pour devenir un bon journaliste, il est essentiel de développer ses compétences en écriture, en recherche et en analyse. Il est important d’être curieux, rigoureux et d’avoir un bon sens de l’observation. La maîtrise de l’orthographe et de la grammaire est également primordiale.

3. Se constituer un réseau

Le métier de journaliste repose en grande partie sur les contacts et les relations. Il est donc essentiel de se constituer un réseau professionnel solide. Assister à des conférences, participer à des événements du secteur et rencontrer des journalistes expérimentés peuvent vous aider à élargir votre cercle de contacts.

4. Se spécialiser

De nos jours, le journalisme est de plus en plus spécialisé. Il est donc important de choisir une thématique ou un domaine d’expertise dans lequel vous souhaitez vous spécialiser. Que ce soit le sport, la politique, la culture ou l’économie, il est préférable de se concentrer sur un domaine spécifique pour devenir un expert reconnu dans ce domaine.

5. Se tenir informé

Le monde de l’information évolue rapidement et il est essentiel de se tenir constamment informé. Suivre l’actualité, lire des journaux, écouter des podcasts et suivre des blogs spécialisés sont autant de moyens de rester à jour et de développer sa culture générale.

Conclusion

Devenir journaliste est un parcours exigeant mais passionnant. En suivant ces étapes et en travaillant dur, il est tout à fait possible de réaliser son rêve et de devenir un journaliste accompli.

N’oubliez pas que la persévérance et la passion sont les clés du succès dans ce métier exigeant mais ô combien gratifiant !