L’accord de désarmement : un espoir fragile
L’accord a été annoncé jeudi soir par le président américain Donald Trump, suite à des négociations orchestrées par le Conseil de paix qu’il dirige. Ce texte stipule que le Hamas et d’autres groupes armés s’engagent à remettre progressivement leurs armes, tandis que l’armée israélienne procédera à un retrait des zones qu’elle contrôle encore dans la bande de Gaza.
Une mise en œuvre sous surveillance internationale
Les différentes phases de cet accord seront surveillées par un mécanisme international de vérification. Le document exige également que les deux parties interrompent leurs opérations militaires durant la période de transition. À ce stade, il s’agit d’une feuille de route dont l’application demeure incertaine : le Hamas a confirmé son accord, tandis qu’Israël n’a pas encore donné son approbation officielle.
Des frappes israéliennes persistantes
Malgré l’annonce de l’accord, les frappes israéliennes se poursuivent dans la nuit, touchant plusieurs secteurs de l’enclave palestinienne, y compris des immeubles d’habitation. Un homme et une femme ont trouvé la mort samedi soir dans une attaque menée par un hélicoptère militaire israélien au sud de Deir al-Balah, selon Mahmoud Bassal, porte-parole de la Défense civile de Gaza.
Un bilan tragique
Une autre personne a été tuée par les forces israéliennes dans la vieille ville de Gaza. À Khan Younès, trois membres de la famille Al-Hams, dont un enfant, ont perdu la vie dans une frappe ciblant leur appartement. Les attaques récentes ont porté le bilan de la nuit à huit morts, selon la Défense civile.
Des infrastructures médicales sous le feu
Parmi les frappes, une a également détruit des entrepôts de médicaments de l’hôpital des Martyrs d’Al-Aqsa à Deir al-Balah. Selon le ministère de la Santé de Gaza, deux des quatre entrepôts ont été complètement détruits, tandis que les deux autres ont subi des dommages importants. Ces entrepôts contenaient des fournitures cruciales pour les patients souffrant d’insuffisance rénale.
Des témoignages poignants
Sur place, des journalistes de l’AFP ont observé un large cratère au sol, avec des habitants fouillant les débris où se trouvaient des médicaments et du matériel médical. L’armée israélienne a déclaré avoir visé un bâtiment utilisé par le Hamas pour stocker des armes, affirmant avoir préalablement averti les résidents du secteur.
Une situation humanitaire alarmante
Le ministère de la Santé de Gaza a rapporté que 152 personnes avaient été tuées dans le territoire au cours du mois de juillet, le bilan mensuel le plus élevé de l’année. Parmi les victimes, on comptait 21 enfants, 14 femmes et quatre personnes âgées. Abdallah Al-Hou, un habitant du nord de Gaza, a exprimé son désespoir, déclarant : «Nous vivons entre l’espoir et la peur», tout en appelant à un véritable cessez-le-feu.
Un dialogue sous tension
Bassem Naïm, membre du bureau politique du Hamas, a affirmé que la remise des armes ne pourra commencer qu’après la cessation des frappes israéliennes. En revanche, plusieurs responsables israéliens exigent un désarmement vérifié avant tout retrait. Cette divergence constitue un obstacle majeur à la mise en œuvre de l’accord.
Une évaluation des pertes humaines
Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, au moins 1.222 Palestiniens ont trouvé la mort et plus de 4.000 ont été blessés, selon le ministère de la Santé de Gaza, dont les données sont régulièrement utilisées par les Nations unies. Pour sa part, Israël a rapporté la mort de cinq soldats et d’un employé civil.
Des défis pour les médias
Les restrictions imposées aux médias internationaux ainsi que l’accès limité à la bande de Gaza entravent la capacité de l’AFP à vérifier indépendamment les bilans et à couvrir librement les violences sur le terrain.