mercredi 16 septembre 2026
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L’IA peut-elle menacer l’humanité ? Trump parle d’un « canular »

Par Martin Neuville · Publie le 16 septembre 2026 · 5 min de lecture

Appels à Réguler le Développement de l’IA : Les Réactions de Donald Trump et les Inquiétudes Mondiales

De nombreuses voix se sont élevées ces derniers jours, y compris celles de dirigeants du secteur technologique, pour demander un encadrement du développement de l’IA.

«Je suis le démolisseur de canulars», a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social. Il a ajouté : «Je suis en train de casser un autre canular: celui selon lequel l’IA va prendre le pouvoir, dévorer et détruire le monde, et que les robots vont envahir nos villes pour nous éliminer tous!».

Donald Trump a mis en parallèle les craintes concernant l’IA avec les avertissements sur le changement climatique, qu’il rejette malgré les preuves scientifiques, ainsi qu’avec les enquêtes menées durant son premier mandat sur ses liens avec la Russie.

«C’est encore plus fou que le CANULAR +RUSSIE, RUSSIE, RUSSIE+ ou que l’arnaque du réchauffement climatique», a-t-il affirmé.

À 80 ans, le président se positionne comme la meilleure protection contre l’IA, affirmant que la seule garantie nécessaire est un «PRÉSIDENT FORT ET INTELLIGENT (Q.I. élevé!)».

Dario Amodei, PDG d’Anthropic, développeur du modèle Claude, a ouvert le débat en appelant les entreprises du secteur à ralentir leur développement afin de mieux comprendre les risques associés aux nouvelles capacités de l’IA.

Libérer «la bête»

Cette initiative a trouvé un écho chez Sam Altman d’OpenAI et Elon Musk.

Microsoft a publié un «code de conduite humaniste en matière d’IA», affirmant que «L’IA ne doit pas échapper au contrôle humain. Les modèles doivent rester subordonnés à l’humanité».

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Récemment, plusieurs incidents ont suscité des inquiétudes quant à la capacité des concepteurs d’agents d’IA à garder le contrôle de leurs créations.

Parallèlement, Donald Trump fait face à une forte opposition de la part des électeurs américains qui s’opposent aux centres de données dédiés à l’IA, particulièrement énergivores, qui deviennent un enjeu majeur dans les élections de mi-mandat prévues début novembre.

«La réalité, c’est que l’IA est là. Nous avons libéré la bête», a déclaré Maliyka Muhammad, une New-Yorkaise de 46 ans. «Nous devons nous concentrer sur les mesures à prendre pour la maîtriser, afin qu’elle ne devienne pas folle».

Cependant, le président américain a insisté sur le fait que les États-Unis ne peuvent pas se permettre de perdre la course à l’intelligence artificielle face à la Chine, dont le président Xi Jinping se rendra à la Maison Blanche la semaine prochaine.

Inquiétudes de la Chine

Le milliardaire républicain a également dénoncé une «conspiration malsaine» contre l’IA et les centres de données, qualifiant ses opposants de «traîtres».

Il a particulièrement critiqué Dario Amodei, l’accusant de «faire semblant d’être un +parfait petit ange+». Trump s’interroge sur les motivations de certains géants de la tech à demander davantage de réglementation, mettant en garde contre une possible disparition et faillite du secteur.

Il a également appelé Google à reconsidérer son plan d’investissements de 15 milliards de dollars dans l’IA en Finlande.

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La Chine partage également des inquiétudes concernant l’impact potentiel de l’intelligence artificielle.

Chen Yixin, chef du renseignement chinois, a averti que l’IA représentait une menace pour la sécurité nationale de son pays, soulignant que des puissances étrangères pourraient utiliser cette technologie pour le déstabiliser.

Il a souligné que l’IA est désormais «le principal champ de bataille de la concurrence technologique mondiale et une nouvelle piste pour la rivalité stratégique entre grandes puissances».

Dans ce contexte, le Conseil de sécurité de l’ONU tiendra la semaine prochaine une réunion consacrée à l’IA, selon une source diplomatique française.

Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a appelé à une action urgente pour encadrer l’IA, face aux risques sans précédent posés par les systèmes les plus avancés.

Au Royaume-Uni, le roi Charles III a convoqué un sommet pour rassembler prochainement en Écosse des représentants des grandes entreprises d’intelligence artificielle, dont Google DeepMind et OpenAI.